Aujourd’hui: les peu connus et anonymes des romans de gare.





Aujourd’hui: les peu connus et anonymes des romans de gare.





Suite de la suite. Larry Collins.
Larry Collins nous a quitté cette année huit ans après sa soeur aînée Lorrie. Ils formaient le duo « The Collins kids » qui fut remarqué pour ses hautes qualités techniques ainsi que pour l’âge très tendre de Larry, lequel n’avait que dix ans lorsqu’il commença à briller sous les feux de la rampe.
Larry et Lorrie démarrèrent dans la musique Country pour verser dans le Rockabilly comme nombre de leurs pairs. Mais à la différence de beaucoup de ces derniers âgés et s’essayant souvent au genre par opportunisme, les très jeunes Collins étaient enthousiastes à l’idée d’accélérer le tempo. « Beetle bug bop » « Hop, skip and jump » « Hoy hoy » l’excellente reprise de « The lonesome road » et des instrumentaux tels « T-bone » ou « The rockin’ gypsy ».
Larry était un prodige de la guitare adoubé par Joe Maphis, et jouait comme celui-ci sur une Mosrite à double-manche (Eh oui, bien avant les Eagles!) qui le rapetissait considérablement. Il était ami avec Little Jimmy Dickens et tout le gratin musical de l’époque. Larry confia à ce sujet qu’il n’échangerait pour rien au monde mais qu’il regrettait d’avoir perdu si vite ses amis, forcément ses aînés.
Le duo formé avec sa soeur se sépara puis se reforma au cours des décennies 60 et 70 (Pour ceux que ça intéresse, Lorrie sortit un temps avec une autre gloire du Rock’n’Roll, Ricky Nelson) pour retrouver un certain succès auprès du public des festivals Rockabilly européens. Entre temps, Larry écrivit pour d’autres interprètes et décrocha un tube via Tanya Tucker « Delta dawn ». Mais surtout, il gagna beaucoup d’argent en tant que joueur de Golf professionnel.
En tout cas, Larry et Lorrie nous auront donné un grand plaisir qui perdure au-delà de la mort. Adieu et merci.


Aujourd’hui: Des coupes en brosse et des bébés rockers, suite.
Mac Curtis est sans doute l’un des rares hommes dont le nom est devenu celui d’une coupe de cheveux. Il y avait de quoi. Cumulant trois longueurs – la mèche sur le front est la cerise sur le gâteau. Certes, elle existait déjà sous le terme de « Flat top with fenders » et demeure désignée ainsi. Mais pour les amateurs de Rock’n’Roll que nous sommes, la coiffure susmentionnée restera pour toujours associée à ce musicien aussi talentueux que malchanceux. Encore un.
Signé sur King comme une autre légende Charlie Feathers, il livra quelques faces géniales et désormais bien connues: « Goosebumps », « Grandaddy’s rockin’ », « If I had me a woman », « That ain’t nothing but right ». Notamment. Mais qui ne trouvèrent pas leur public.
Là ou beaucoup renoncèrent ou se reconvertirent dans la Country, Mac Curtis mit lui mit sa carrière entre parenthèses sans pour autant abandonner la musique. L’homme s’engagea dans l’Armée ou il officia – sans jeux de mots- en tant que…disc-jockey sur une base située en Corée. Il y donna satisfaction car il ne manquait pas de goût dans ses choix.
Il revint à sa carrière de musicien dans les années 70 sous l’impulsion du producteur Ronnie Weiser patron du label Rollin’ Rock, mais ça c’est une autre histoire!

Ode à la coupe en brosse. Pour le meilleur et pour le pire.



Aujourd’hui: Des coupes en brosse et des bébés rockers. Mac Curtis, Ronnie Dawson, Larry Collins et Don Woody.
Première partie.
Ce qu’on appelle en France la « Banane » (Terme aussi impropre que la « Choucroute », mais passons!) se nomme ne langue originale – l’anglais américain en l’occurrence- la « Pompadour » délicieux clin d’oeil à notre histoire. Ou encore la « Quiff » Outre-Manche. Quoiqu’il en soit, la coiffure susmentionnée est à jamais associée à notre musique préférée à la coque. En opposition à la brosse, coiffure du Marine ou du bon garçon sportif digne du « Cercle des poètes disparus ». Certes, Elvis subit les foudres des adeptes de la coupe à la prussienne auxquels ses cheveux trop longs pour l’époque ne revenaient pas. Et pourtant, et pourtant…quiconque a un tant soit peu fréquenté les concerts Rockab » sait que certains parmi nous arborent cette coupe militaire qui est également emblématique des Fifties. Et pourtant, et pourtant, parmi les artistes de cette période, quelques uns la portaient.
Ronald Monroe Dawson plus connu sous le nom de scène de Ronnie Dawson connut un destin semblable à nombre de ses ses collègues. Son titre le plus célèbre demeure « Rockin’ bones », ode aux morts vivants empruntée à Johnny Dolllar que le très jeune homme revitalisa avec une voix plus jeune que son âge pourtant guère avancé. Hélas, il ne remporta qu’ un succès régional dans son état natal du Texas et ce en dépit d’un passage à la télévision nationale en compagnie de Gene Vincent. Ronnie tenta ensuite sa chance dans un registre « Highschool » avec la ballade « Hazel », sans percer davantage. Il joua avec le groupe de Bluegrass les Lightcrust doughboys, enregistra sous le pseudonyme de « Commonwealth Jones » pour CBS des Blues lents et entêtants très accrocheurs qui ne se vendirent guère mieux.
Après, ainsi que je l’ai dit en introduction, Ronnie prit sa revanche dans les années 80 grâce aux festivals, salut de nombreux pionniers réparant l’injustice du sort. Une reconnaissance tardive pour ce garçon précoce jusque dans la mort, en effet Ronnie nous a quitté en 2003 à l’âge de 64 ans. Mais il laisse à jamais l’image du petit rocker débordant d’énergie à l’impeccable Crew cut.
A suivre…



Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…