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Aujourd’hui: « Coup de tête » de Jean Jacques Annaud (1978)
Un footballeur également ouvrier d’usine perd tout, jusqu’à sa liberté quand il est accusé de viol. Tout change quand il doit remplacer un joueur blessé. Il est rappelé par ceux-là même qui l’ont jeté en prison. Il mène l’équipe locale à la victoire. Devenu le héros du jour, il médite a vengeance…
J’ouvre cet article sur une note très personnelle. J’aimais beaucoup Patrick Dewaere et il fut l’une des rares célébrités dont la mort m’a choqué. Beaucoup de français partagèrent cette émotion, tant l’événement était horrible et inattendu. Et c’est sans doute ce qu’il y avait de pire dans ce geste: on ‘en saura jamais le pourquoi.
Il était impossible de ne pas relier cette décision d’en finir à la vie et à la carrière de l’acteur. Familier des personnages de paumés, de rebelles voire de marginaux, l’acteur jouait en un sens des personnages qui lui ressemblaient. Air connu. Mais vrai pour ce qui concernait Dewaere qui donnait à voir beaucoup de lui-même à l’écran, forces et faiblesses comprises. S’il est deux films qui représentent cette dualité et forment une sorte de diptyque: « Coup de tête » et « Série noire ». Le premier narre les mésaventures puis la revanche d’un footeux de province, le second la dégringolade d’un VRP de banlieue qui sombre dans le crime. Dans l’un comme dans l’autre, Dewaere incarne un empêtré décidé à échapper au sort qui lui est promis. Dans « Coup de tête » il s’en sort. Dans « Série noire », non. « Coup de tête » c’est le versant lumineux, « Série noire » – et pour cause- l’ombre.
« Coup de tête », versant lumineux donc puisque cet homme à la fois sportif et ouvrier rejeté par tous qui connaît un retour en grâce non par le sport mais par ceux qui l’ont rejeté. Malgré la condition sociale du héros, il ne faut cependant pas voir le film comme une énième dénonciation de « L’opium du peuple » Certes, il y a la réplique, parmi les plus célébrées du film : » J’entretiens onze imbéciles pour en calmer cinq cent » dite par Jean Bouise qui joue le patron de l’usine et de l’équipe de Foot. Non, il ne s’agit pas ici d’une analyse marxiste, ni même d’une histoire de bouc émissaire, et ce en dépit des apparences.
C’est un peu tout cela et plus que tout cela. Et pour bien comprendre le sens de cette histoire, il convient de la reprendre dès le début. Dès le point de départ. L’incident entre Perrin – le nom du personnage de Dewaere- et un autre joueur Berthier qui est à la source des misères de Perrin. Alors qu’il bouscule de manière réglementaire son co-équipier, ce dernier joue une comédie de la douleur qui provoque l’exclusion de Perrin. La première de la série. C’est sur cet altercation sans objet, absurde que repose le récit. Un événement aussi insignifiant que bête qui ruine la vie d’un homme. Une manifestation de bêtise pareille à un foyer d’incendie qui suscite un brasier. La bêtise est contagieuse autour de Perrin, ainsi que la lâcheté et le mensonge. En un mot la médiocrité.
Francis Weber , scénariste du film, dira lui-même que les ennemis étaient des médiocres. Perrin le sait et c’est ce qui explique sa vengeance en forme de pied de nez. Il menace au cours d’un repas tout ce petit monde qui l’a vilipendé et désormais le porte aux nues Mais le lendemain, il ne fait rien de ce qu’il a dit, passant devant les boutiques des uns et des autres affectant un air presque amical.
A bientôt!







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Nouvelle rubrique consacré à divers aspects de la vie. Aujourd’hui: les billets de banque. En l’occurrence notre bon vieux et défunt Franc.
Au-delà de leur usage propre, les billets racontent notre histoire. A travers les portraits de nos anciens dirigeants, militaires, peintres ou écrivains. Les billets décrivent notre géographie; celles des régions, de la métropole et des outre-mers. Sans compter nos anciennes colonies.
Certes, cela n’a pas cessé. Mais il était tout de même plus agréable de voir cela sur une monnaie qui était la notre. Cela nous semblait naturel, tellement que nous n’y faisions pas attention. Aussi, à la vue de ces assignats à jamais démonétisés (Sauf pour les collectionneurs) il est impossible de ne pas ressentir un pincement au coeur. » On reconnait le bonheur au grand bruit qu’il fait en claquant la porte… »
















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Aujourd’hui: Glen Glenn

Je commence à en avoir marre de me répéter. Non que Glen Glenn (Il était né Glenn Troutman et dans le Missouri) fut un mauvais, loin de là! Auteur de nombreuses perles dont « Blue jeans and a boy’s shirt » (Excellent mid-tempo) « One cup of coffee (Superbe balade Rockabilly) « Everybody’s movin’ » (Autre brillant mid-tempo, genre dont Glenn était semble-t-il spécialiste) Non, comme vous le voyez, ou plutôt le lisez, l’homme en avait sous le pied et méritait mieux que les insuccès répétés qui furent son lot.
Et c’est bien là que le bat blesse.
Dans cette rubrique consacrée aux artistes plus ou moins connus de l’ère Fifties (Et plutôt moins que plus) nombre des sujets abordés n’ont connu aucun succès, ou alors n’ont été reconnus que tardivement à la grâce du Rockabilly revival de la fin des années 70 (En l’occurrence une compilation sortie par Ace records au Royaume uni en 1977) Toujours la même histoire. J’en ai assez dit, pour le reste, reportez vous à la compilation « Glenn rocks » paru chez Bear family records, label connu pour son sérieux.


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Aujourd’hui: Coupes en brosse et bébés rockers, fin.
Don Woody, ou un autre héros de la série « Mieux vaut tard que jamais! » En effet, ce natif du Missouri enregistra en 1957 quelques faces dont certaines mythiques dont « Barking up the wrong tree » (El famoso!) qui fut repris dans les années 80 par le rocker français Chris Evans sous le titre « Ma pin up est une grosse truie » alors qu’il hésitait entre diverses carrières: comique, disc-jockey ou musicien (Il était par ailleurs un excellent batteur) Hélas, il cessa toute activité musicale en 1961.
Mais comme Hank Mizell et son « Jungle rock », la ressortie de « Barking up the wrong tree » (Couplé à « Cast iron arm » de Peanuts Wilson) par le label MCA en 1976 le tire de l’oubli. Le titre remporta un énorme succès au Royaume uni, près de vingt ans après sa sortie initiale. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le groupe de Néo-Rockabilly britannique Matchbox reprit « Make like Rock and Roll » inédit découvert par la grâce des compilations qui faisaient florès alors.
En 2007, le chanteur apparut au « Viva Las Vegas weekender », lui qui n’était pas remonté sur scène depuis cinquante ans….mieux vaut tard que jamais, je vous dis!








