On a toujours besoin d’un bon tonton, surtout s’il a un noeud papillon.

On a toujours besoin d’un bon tonton, surtout s’il a un noeud papillon.

Tous les gros messieurs ne sont pas antipathiques comme Mr Creosote.

Aujourd’hui: « Une charrette pleine d’étoiles » de Frédéric Fajardie (1988)
Trois ouvriers se rendent en Espagne lors de la guerre civile afin de venger une amie violée par le fils de leur patron, lequel s’est engagé dans l’armée franquiste. Les trois hommes seront séparés par ces tragiques circonstances et contraints de combattre du côté des républicains.

Troisième livre consacré à la guerre civile espagnole qui n’est pas cette fois signé André Héléna et n’est pas tout à fait un polar. Dans l’oeuvre abondante et très inégale de Frédéric Fajardie »Une charrette pleine d’étoiles » appartient à la période ou l’auteur s’écartait u roman noir qui avait fait son succès. Pareil aux autres livres de cette époque, il s’inscrit dans un contexte historique précis dans lequel sont jetés, littéralement, une poignée de personnages. En l’occurrence, il s’ait de la guerre d’Espagne et de ce que le martyrologe de gauche allait transformer en mythe: les Brigades internationales. Bien que ne relevant pas de la littérature policière, « Une charrette… » n’en est pas si éloigné mais il se distingue de l’ensemble de son oeuvre en cela qu’il est moins manichéen que de coutume- Le vilain de l’histoire a droit à une rédemption et les aspects négatifs des républicains ne sont pas évacués, le manque d’organisation étant le moins grave.
Ceci posé, le livre manque de consistance et ne dit en fait que peu de choses de cette guerre et de l’influence qu’elle a exercé non seulement sur l’histoire d’un pays mais aussi sur l’histoire tout court. En comparaison, avec tout leurs défauts, les ouvrages d’André Héléna se montraient plus pertinents sur les bouleversements qu’entraînent des événements tragiques sur le destin d’individus qui y participent, parfois contre leur gré.
A bientôt!
La route apporte parfois de bonnes surprises….

Aujourd’hui: « Le cheval d’Espagne » de André Héléna (1959)
Un certain Hernandez rejoint un groupe de républicains espagnols réfugiés en France. C’est le début d’un imbroglio tournant autour d’un tortionnaire franquiste surnommé « Le cheval d’Espagne » objet de la haine des républicains susmentionnés.
Dix ans après « J’aurais la peau de Salvador » André Héléna revient à la guerre civile espagnole. Mais à la différence du livre précédent, l’action se déroule bien après le conflit fratricide et, le moins que l’on puisse dire, les héros sont fatigués. Désabusés, confits dans la nostalgie, seuls les plus énergiques combattent encore quitte à se ruiner dans tout les sens du terme, ces guérilleros font peine à voir. Héléna sait ici comme ailleurs dans son oeuvre dépeindre l’échec. Mais l’ennui est que ce portrait se noie dans une intrigue qui, si elle est bien menée, s’achève de manière absurde. Certes, le livre a le mérite de soulever le voile sur les conséquences tardives d’une guerre qui fut en un sens la répétition générale de celle qui toucha un peu plus tard le reste du monde. Mais en l’espèce c’est un peu court…Caramba, encore raté!

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…