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Aujourd’hui: Jean Salvetti.
« La môme double-shot » n’aurait sans doute pas été la même sans lui. Ainsi que nombre de romans populaires que d’aucun qualifiaient de livres à trois sous. S’il est vrai que comme son homologue Jef de Wulf, les ouvrages qu’il illustrait étaient loin d’être tous des chefs d’oeuvres, ces derniers lui permirent de laisser dans les mémoires un imaginaire désormais pittoresque. Sous les titres argotiques s’ébattaient des hommes en chapeau, des femmes tantôt victimes, tantôt flingueuses, des paysages exotiques, des décors urbains qui achevaient de donner à ces livres le parfum américain dont les éditeurs étaient persuadés qu’il répondait à la demande du public.
Bon, je vous laisse avec ce monde, cette ville littéraire dont les volumes étaient autant de rues aux appellations un brin comiques ou se bousculaient les salades et le champagne, les calibres et les culottes de soie, à bientôt!












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Vicky reprend les armes en bonne cousine de la môme double-shot…Bientôt….

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Aujourd’hui: De garçon d’ascenseur à colonel, les marches de la lente gloire d’Harrison Ford.
Eut un temps ou Harrison Ford était un acteur. Il n’était pas ce triste suppôt de la ricaneuse Kamala Harris, sous prétexte qu’avec elle la liberté d’expression serait préservée. « Avec Kamala, vous pourrez dire du mal de Kamala! » Disait ce vieux monsieur pathétique. Vous êtes trop bon mon prince! Non mais, de qui se moque-t-on?
Les acteurs devraient apprendre à se taire. Surtout quant ils ont ramé pour y arriver. Ce fut le cas de beaucoup et notamment de Harrison Ford qui commença petit. Comme me le disait ma prof de philo qui le tenait elle-même d’un vieux bédouin: « On ne commence jamais par beaucoup! » Donc, Harrison Ford commença petit, garçon d’ascenseur qui ouvre la porte pour James Coburn dans « Un truand/ Dead heat on a merry-go-round » de Bernard Girard (1966) (Quel beau titre original, soit dit en passant!) C’était l’enfance de l’art. Mais comme le jour succède à la nuit, l’adolescence succède à l’enfance. L’adolescence motorisée et Rock’n’Roll de « American Graffiti » de George Lucas (1973) ou Ford (Un nom prédestiné dans un film sur les bagnoles) joue un conducteur au sourire sarcastique et chapeau de cow boy qui lance un défi à l’un des héros du film.
L’âge adulte arriva avec « Conversation secrète/The conversation » de Francis Ford Coppola (1973) ou cette fois notre ami incarne encore un sarcastique mais en costume cravate qui nargue le héros du film joué par Gene Hackman, technicien de la surveillance qu’il traite de « plombier ». Il est vrai que c’était le temps du Watergate.
Puis ce fut la maturité. En uniforme olive de lieutenant colonel de l’armée américaine avec lunettes intégrées dans « Apocalypse now » Il fait partie de la triade chargée de donner son ordre de mission à Martin Sheen « Terminate with extreme prejudice »
En conclusion, avant de connaître une gloire interplanétaire avec des gros vaisseaux, d’adopter un ton bien souvent terne et figé et de faire de l’anti-Trumpisme primaire, Ford savait jouer un peu de tout quand il était cantonné aux utilités. Et vous qu’en concluez vous?










