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Le temps des porteurs de valises. Plus ou moins courageux…

Michel Rocard, député des Yvelines, secrétaire national du Parti Socialiste Unifié (PSU), participe au traditionnel défilé des travailleurs, le 1er mai 1971 à Paris. / AFP PHOTO / STAFF -
Des regards inquiets. Comme dans toutes les guerres. Surtout les guerres irrégulières.

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Aujourd’hui: Le patron, diable du cinéma français des années 70 (Suite)
« L’aile ou la cuisse »
Faut-il présenter ce film? Les dégustations de Louis de Funès, critique gastronomique et éditeur d’un guide attendu autant que redouté. Coluche, fils de complexé qui préfère le nez rouge du clown à l’habit vert de l’académicien. Julien Guiomar ignoblE . C’est son opposition avec de Funès qui est l’un des choses les plus amusantes ici, considérant le nombre de tyrans du quotidien, notamment et souvent patrons, incarnés par Fufu. Y compris dans « L’aile ou la cuisse » ou il mène et malmène son équipe d’une manière que n’aurait pas renié le sergent instructeur de « Full metal jacket ». Mais voila, ici, de Funès trouve pire que lui dans le personnage de Julien Guiomar, industriel de la malbouffe sans scrupules, ne reculant devant rien, même pas le meurtre.
Mais c’est là une des différences majeures entre ces deux hommes. La première étant que Guiomar représente une modernité destructrice qui ne produit que du dégoût et de laideur quant de Funès est un gardien non seulement du goût mais aussi du bon goût. Il faut voir cette scène ou il compose des menus avec une musique appropriée pour chaque plat. C’est la tradition qui est honorée par « L’aile ou la cuisse », l’idée que ceux qui dirigeaient avant demeuraient fidèles à ce que le conservatisme a de meilleur. Hélas, ils sont battus en brèche par les marchands du temple, comme le souligne la fin du film et ce bien que le méchant Guiomar soit symboliquement envoyé aux Enfers;




En prime, la carte de ce restaurant paraît-il excellent à Saint Rémy de Provence. Quant la réalité rejoint la fiction…







