Aujourd’hui: Reverend Horton Heat.
Un cas. Qaund Jim Heath débarque avec son gang en 1990, il pratique un genre alors en perte de vitesse: le Psychobilly. Pour ceux qui ne sauraient pas, il s’agissait d’un mélange de Rockabilly et de Punk dont les chansons traitaient de films d’horreur, de mort, de violence et de perversions sexuelles. apparu à la fin des années 70. Initié aux Etats-unis par le duo de collectionneurs Poison Ivy/Lux interior plus connu sous le nom des Cramps, cette musique trouva son épanouissement au Royaume uni au début des années 80 notamment via le trio londonien les Meteors. Un look accompagna bien vite l’essor de ce que d’aucuns nommaient « Le cancer du Rock’n’Roll »: bananes crêtes multicolores, jeans passés à l’eau de javel, perfecto constellé de badges, creepers ou Doc Martens montantes.
Ce fut un des courants majeurs dans la section « Alternative » des années 80. Puis il s’essouffla au début de la décennie suivante. Ce qui n’empêcha pas le Reverend d’émerger, non sans succès.
Plutôt que de chroniquer l’ensemble de la discographie désormais respectable du Reverend, il vaut mieux se concentrer sur les deux premiers opus du groupe. « Smoke ’em if you got ’em » d’abord, qui donne le ton: rythme Rock’n’Roll, intermèdes Country et guitares saturées. Les textes sardoniques traitent de cigarettes qui font rire, de rodéos réservés aux nains ou de sujets que votre serviteur qualifierait de « olé olé »
La musique rend à César ce qui lui appartient et le Rock’n’Roll à l’Amérique, n’en déplaise aux anglais et au torchon « Les Inrocks ». Les musiciens connaissent leur affaire et leurs racines, dépoussiérant des genres classiques tout en les respectant. Les textes complètent l’ensemble, faisant du disque la bande son d’un film imaginaire de Tarantino ou des frères Coen.
Assez ironiquement, le groupe signa pour ce disque chez le label Sub-Pop, celuy-là même qui lança Nirvana ainsi qu’une partie de la scène Grunge. Un mariage de la carpe et du lapin en somme.

Le suivant « The full custom gospel sounds of Reverend Horton Heat » est dans la même veine mais dans un registre plus sombre notamment par les Blues au rythme lourd « The Devil’s chasing me » et plus encore « Loaded gun ». Les morceaux plus légers ne sont pas oubliés, tel le très drôle « Bales of cocaine » qui narre l’enrichissement d’un brave paysan grâce à l’irruption inattendue autant qu’heureuse d’un stock de cocaine dans son champ.
Je n’en dis pas plus et vous laisse! A bientôt!



































