Collection 1000 soleils, suite!












Collection 1000 soleils, suite!












Aujourd’hui: Collection 1000 soleils, Gallimard.
Très belle collection destinée à la jeunesse. Editée entre 1972 et 1993 et proposant des classiques de la littérature française ou étrangère.

















A suivre…
Aujourd’hui: » Le sucre » de Jacques Rouffio (1978)
Adrien Courtois, percepteur, investit dans le sucre l’argent d’un héritage touché par sa femme sur les conseils de Raoul courtier peu scrupuleux. Rapidement ruiné, Courtois s’en va trouver Raoul. Ce dernier, pris de remords, décide d’aider le malheureux fonctionnaire à regagner son bien.
La grande entreprise, la finance…Des sujets qui semblaient intéresser particulièrement le cinéma français de la fin des années 70. Pour preuve « L’imprécateur » de Jean Louis Bertuccelli et ses cadres en proie à un complot ou encore « L’argent des autres » de Christian de Challonge avec ses malversations financières et son son cadre supérieur au chômage (Sujet de chanson également, voir ou plutôt entendre « Il ne rentre pas ce soir » de Eddy Mitchell) Dans les deux cas, il s’agissait d’oeuvres graves. « Le sucre » choisit au contraire le ton de la comédie satirique et joue adroitement de ses personnages pittoresques très bien servis par le duo impayable formé par Jean Carmet en fonctionnaire candide une fois sorti de son bocal et Gérard Depardieu en escroc sympathique.
Le film est drôle mais, c’est bien connu, sous l’ironie perce la vérité. Si on ne peut s’empêcher de prendre le parti de Courtois (Jean Carmet) qui est victime dans l’affaire. C’est d’autant plus vrai de nos jours que cet état est devenu non seulement un statut enviable mai une condition sine qua non pour exister. Toutefois, outre cela et le rire que provoque le désespoir de ce petit porteur (C’est une comédie, rappelons le, nous sommes entre gens de bonne compagnie) i y a la cause du malheur de ce dernier: la cupidité.
Si celle-ci est universelle et intemporelle, le contexte du film lui donne une résonance particulière. C’et la fin des années 70, les Trente glorieuses sont déjà un souvenir et le chômage de masse gagne du terrain. La peur du déclassement voire de la déchéance s’étend dans les esprits. A cela s’ajoute une économie en voie de financiarisation avec les facilités et les dérives nouvelles induite par cette nouvelle donne. Aussi, dans ces conditions, la perspective de faire fortune sans trop se fatiguer tente-t-elle certains. Ou de se mettre à l’abri. Ces thèmes sont alors récurrents entre devenir quelqu’un par le biais de l’écriture (« e pion » de Christian Gion) ou avoir les bons numéros à la loterie (« Le gagnant » de Christian Gion, décidément, il est partout celui-là) ou plus modestement rêver d’une carrière dans la fonction publique (La bande de jeunes du « Piège à cons » de Jean Pierre Mocky qui ne pense qu’à la sécurité de l’emploi) Ce qui me permet de faire le lien avec un autre point important du film: l’état de fonctionnaire de Courtois. Réputé sans risques, parapluie imparable contre le licenciement. Or, une fois argenté, notre percepteur se lance dans un univers ou le risque est roi. Ce qui ne lui réussit pas comme le lui reproche Raoul en le traitant de « Pigeon de naissance » et de « Fonctionnaire ». Une façon indirecte qu’il suffit de peu pour réveiller la malhonnêteté chez le citoyen à priori au dessus de tout soupçon.
C’est ce que nous dit « Le sucre » derrière son apparente légèreté. Une farce sur la face sombre de notre société. Avant de finir, un mot de la distribution, outre les têtes d’affiche susmentionnées: Michel Piccoli (En grand manitou néo-libéral, rôle qu’il reprendra dan le plus sérieux « Une étrange affaire » de Pierre Granier-Defferre) RogerHanin (Dont le personnage de pied noir lui permit d’entamer sa résurrection cinématographique) Claude Piéplu, Georges Descrières (Le sosie de mon père) Jean Claude Dreyfus et tous les autres.
En bref, à revoir, ou à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas!



Aujourd’hui: « Les aventures de Bernard et Bianca/ The rescuers » de Wolfgang Reitherman, John Lounsbery et Art Stevens (1977)
La SOS société, organisation de souris sise dans les sous-sols de l’ONU et dédiée au sauvetage de personnes en danger envoie deux agents Bernard et Bianca (Logique vu le titre) au secours de Penny, une orpheline détenue dans les bayous de Louisiane par Medusa, une étrange marâtre qui convoite un diamant.
Il va s’agir ici d’un article très personnel car « Les aventures de Bernard et Bianca » sont pour ce qui me concerne un très bon et très beau souvenir d’enfance. Comme j’étais ému par le calvaire de la petite fille prisonnière d’une méchante femme mais qui gardait malgré tout espoir parce que « Tout finit par s’arranger ». Bon j’arrête là, je sens que je vais pleurer.
Ce film d’animation a par ailleurs une importance en que tel en cela qu’il marque un tournant pour sa firme productrice Disney (Longtemps avant sa décadence, mais c’est un autre sujet) qui renouait avec le succès après une période quelque peu incertaine. Ironiquement, la gestation du film fut tout sauf simple. Initié au début des années 60 et inspiré par le roman de l’auteur pour enfants Margery Sharp, le projet fut interrompu par le grand patron en personne Walt Disney, alors encore de ce monde, trouvant le contenu trop politique (Ah bon?!)
Plusieurs années plus tard cependant,la mise en chantier repartit avec l’aval de la nouvelle direction et l’encouragement de jeunes animateurs (Parmi lesquels Don Bluth, futur réalisateur de « Brisby et le secret de NIHM, encore une histoire de murins!)
Le résultat? Un retour à l’émotion abandonnée depuis longtemps, un ton légèrement plus réaliste que de coutume (Après tout, il est question de l’enfance maltraitée) et un cadre original – les bayous louisianais- sans compter une foule de personnages secondaires drôles et attachants tel Snoops, obèse roux et binoclard et âme damnée de Medusa, sans compter la méchante de service Medusa, efficace même si un poil trop proche de la Cruella des « 101 dalmatiens ». Les héros sont sympathiques et bien caractérisés, Bernard, concierge belge, bègue et timide mais qui ne manque pas de courage, la charmante Bianca aux origines hongroise qui renforcent le côté cosmopolite de l’univers du film.
Un très bon moment, en somme, et qui fit chez nous mieux au box-office que « La guerre des étoiles ». Bien fait.





Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…