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Aujourd’hui: Rock’n’Roll paraphernalia ou bric à brac Rock’n’Roll.
Avec un clin d’oeil!









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Aujourd’hui; Rock’n’Roll paraphernalia ou, restons français, bric à brac Rock’n’Roll.
Pourquoi ce titre bilingue assaisonné d’un anglicisme alambiqué? Parce que outre la musique et le look, notre musique préférée dépend aussi de l’image, affiches de concerts, photos de scène ou articles de presse. En voici un échantillon!
Histoire de joindre le plaisir des oreilles à celui des yeux, savourez!
















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Aujourd’hui: Le futur n’est plus ce qu’il était…( Suite et fin)
« Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la huitième dimension »
La lutte entre des extra-terrestres malveillants et Buckaroo Banzai. Les indésirables auront fort à faire, le lascar étant à la fois pilote d’essai, physicien, neurochirurgien et chanteur de Rock. Et de surcroît entouré d’une bande de joyeux drilles presque aussi performants que lui, scientifiques de haut vol et également musiciens de notre héros sous le nom des « Hong Kong cavaliers »
Comme mon résumé est maladroit! Mais comment faire autrement avec un film qui, à l’image de son héros multitâches, brasse plus que large. Science-fiction, parodie, espionnage, personnages décalés et j’en passe et des meilleures!
« Les aventures de … » divisent depuis longtemps les cinéphiles qui notent le film sur toute la gamme, allant de la perle oubliée au nanar en passant par le simple navet. Alors que dire? Contrairement à Salomon, je ne trancherai pas. Tout le monde ayant un peu raison.
Néanmoins, le but de ce blog étant de donner mon (modeste) avis, je dirais que les réactions s’expliquent par le caractère même de ce fourre-tout et par le manque d’équilibre de ses ingrédients. Cela en fait un cocktail très inégal ou se côtoient platitude et moments forts. Les idées sont en fait inspirées pour la plupart, mais le réalisateur ne parvient pas toujours à les mettre en valeur. Un mot pour finir concernant un reproche qui fut souvent fait au film: le manque de charisme du héros contrastant avec la personnalité exubérante de son ennemi le professeur Lizardoo. A mon sens – et cela reste un avis personnel- cette dichotomie sert plutôt le récit. Un excentrique froid contre un excentrique extraverti, il fallait y penser. Je n’en dis pas plus.
Mais ce n’est pas tout.
Outre le film lui-même, le contexte dans lequel il a été conçu présente lui aussi un intérêt. » Les aventures… » est à ce titre particulier en cela qu’il est …particulier. Sans l’être. Il ne l’est pas en ceci qu’il appartient à cette lignée de projets bizarres mais validés par un grand studio. Il y en a eu depuis que le cinéma est devenu une industrie à part entière, des « 5000 doigts du Docteur T » à « Skidoo ». Le curieux objet filmique de W.D Richter (Par ailleurs scénariste du « Dracula » de John Badham cinq ans plus tôt) se distingue pas non plus par son optimisme. Quantité de films délirants de cette période baignent dans joie de vivre. Pour preuve: « Heartbeeps » de Allan Arkush et ses automates amoureux, « The return of Captain invincible » de Philip Mora qui narre la rédemption d’un super-héros tombé dans l’alcoolisme. Même rire dans la comédie noire de Paul Bartel « Eating Raoul » ou les vicissitudes d’un couple conservateurs réduits au cannibalisme pour ouvrir enfin le restaurant de leurs rêves. Et même « Repo man » chroniqué précédemment s’achève sur une note positive.
Ce qui distingue « Les aventures.. » en regard de la majorité des titres précités, c’est qu’il n’est pas contestataire. » Repo man » était ancré dans une certaine réalité et balançait un caillou dans le jardin du président d’alors Ronald Reagan. Rien de tout cela dans « Les aventures.. » qui évoluent dans la plus pure fantaisie. Ceci posé, ce sera la fin de la décennie et du deuxième mandat du président cow boy qui verra les plus belles salves contre Ronnie. Mais ça c’est une autre histoire!
A bientôt!




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Aujourd’hui: Le futur n’est plus ce qu’il était, ou la décadence du cinéma de science-fiction américain au milieu des années 80.
« Repo man » de Alex Cox (1984) et » Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la huitième dimension/ The adventures of Buckaroo Banzai in the 8th dimension » de W.D Richter (1984)
Tiens, tiens, deux films sortis en 1984 relevant du même genre, est-ce vraiment un hasard? Oui et non. Oui, la date relevant du hasard et non, car ces oeuvres quoique très différentes ( J’y reviendrais) ont en commun de se situer à la fin d’une période, avec tout ce que cela suppose.
Mais avant d’aller plus loin, il convient de revenir en arrière. En 1977. 1977, année de « La guerre des étoiles » dont le succès fit plus qu’engendrer des suiveurs, ou même de relancer la science fiction que certains se plaisaient à déclarer morte. Ce qui était faux. De la série de « La planète des singes » à « Soleil vert », en passant par « L’âge de cristal », la SF fut plus que représentée pendant les années 70. Mais elle était dans le ton du cinéma de l’époque, bien souvent pessimiste, sinon désespérée. Cannibalisme, pollution, état totalitaire, l’avenir selon les créateurs d’alors s’annonçait des plus sombres.
Aussi la fantaisie puérile de George Lucas amena-t-elle le bol d’air attendu par le public et corrigea le tir quant aux thèmes abordés. Plutôt que de relancer la machine. Certes, « La guerre des étoiles » favorisa des projets qui n’auraient sans doute pas vu le jour et, plus largement, le genre.
Ainsi, outre les copies et parodies que devait obligatoirement engendrer un pareil triomphe, il y eut des produits fort divers. L’horreur spatiale de « Alien », le Space opera philosophique de « Star trek, le film » voire le James Bond cosmique de « Moonraker ». En 1980, « L’empire contre-attaque », la suite de la saga étoilée déboula dans les salles en même temps que « Le trou noir » et « Flash Gordon » , respectivement produit par Disney et Dino de Laurentis.
Quels que furent les scores des concurrents, ceux-ci étaient subordonnés à l’univers de Lucas, dont chaque nouvel opus semblait rythmer ce genre de cinéma. Puis ce fut 1983. » Le retour du Jedi » parut, fermant la première trilogie. Et presque celle d’une époque. Soit, au même moment, les producteurs de toutes les bourses se montrèrent généreux quant aux aventures interstellaires entre les gros « Krull », les moyens »Le guerrier de l’espace » ( En relief!) et les petits « Metalstorm », production Charles Band, roi de la série Z californienne, il y avait de quoi s’amuser. Et il ne sagit que de la partie immergée de l’iceberg, celle que n’aurait pas vu le capitaine de la petite Annick. Et pourtant, et pourtant, certains signes annonçaient un changement. Les succès conjugués des « Aventuriers de l’arche perdue » ( Produits ironiquement par Lucas) ou de « Conan le barbare » prouvaient que l’aventure pouvait se passer des lointaines galaxie. De plus, et c’est mathématique, quant un genre arrive au sommet, il ne peut que tomber.
Ce fut précisément en 1983 que se tourna le rêve de millions de lecteurs: l’adaptation du loukoum mystico-gauchiste de Frank Herbert « Dune » sous l’égide de Dino de Lauentis et réalisé par un David Lynch peu concerné. Sorti l’année suivante, la chose se révéla un ratage complet, mettant fin à sept ans d’engouement pour l’intersidéral pelliculé. Pendant ce temps, arrivèrent des productions autres, dont « Repo man » et « Buckaroo Banzai » dont il va être question ici.
» Repo Man »
Punk vivant de petits boulots dans une obscure banlieue californienne, Otto change d’emploi et devient « Repo man » sous les ordres d’un vétéran de cet étrange métier consistant à reprendre leur voiture aux automobilistes insolvables. Un jour, ils tombent sur une voiture abandonnée dont le coffre contient un mystérieux objet présentant un danger mortel, ce qui ne décourage pas pour autant les convoitises…
A la croisée des chemins du polar, de la science-fiction et de la comédie « Repo man »joue, pour le moins, sur plusieurs tableaux. Y compris dans son humour. Satire sociale, griffant à la fois la bourgeoisie – via les parents d’Otto soumis à un évangéliste- et la marginalité via les amis du jeune homme, punks parasitaires à la limite de la débilité mentale (C’est d’autant plus drôle que le réalisateur Alex Cox avait lui-même été punk, mis bon qui aime bien châtie bien) Parodie avec sa référence évidente à « En quatrième vitesse » et son « Mac Guffin » dont le mystère n’est pas ici contenu dans un coffret de fer mais une voiture.
Loin des Mille et une nuits qui nourrissaient l’imaginaire d’alors, « Repo man » jette un éclairage sur les laissés pour compte de l’Amérique confrontés au fantastique, chose rare au cinéma et peut-être dans la science-fiction plus qu’ailleurs. Il prédit en cela- sur un ton très différent toutefois-« Street trash » et ses clochards en bute à une liqueur mortifère, et se rapproche de son contemporain « Brother » et son extra-terrestre noir perdu dans le ghetto new-yorkais. Si son influence reste limitée, il annonce la fin d’une ère.
Drôle parfois, original toujours, maladroit et souffrant d’un rythme un peu défaillant, « Repo man » vaut néanmoins le coup d’oeil pour son caractère unique.
A suivre…








