Aujourd’hui célébrons Sainte Véronique, celle qui lava le visage du Christ.

Aujourd’hui célébrons Sainte Véronique, celle qui lava le visage du Christ.

Aujourd’hui: « Le festival des macchabées » de André Héléna (1952)
Suite de « Les salauds ont la vie dure », « Le festival des macchabées » narre les pérégrinations violentes et picaresques dans la France occupée des héros de l’opus précédent Maurice, le petit truand repenti, et Bams le catalan.

Gestapistes, miliciens, collabos, Gestapo ( ça rime!) résistants, maquisards, simples pékins, le tout s’ouvrant sur le terrible Mistral qui souffle sur Narbonne. « Le festival des macchabées » est la digne continuation des « Salauds ont la vie dure » dans son portrait de l’attentisme voire de la lâcheté de nos compatriotes lors de l’occupation mais aussi du courage de quelques uns. Fidèle à lui-même, André Héléna, s’attache à des marginaux qui accèdent à une forme d’héroisme, bien que cela soit quelque peu malgré eux. En cela, Héléna révèle qu’il est un véritable auteur, le parcours de Maurice, héros de cette histoire, renvoyant à d’autres figures de son oeuvre, tel celui du « Goût du sang » qui devient un exécuteur pour le compte de la résistance par hasard et pour des motifs égoistes. Mais à la différence de ce dernier, Maurice finit par donner à ses actes un sens allant au-delà de sa personne et de l’instinct de survie, ainsi que le laissait clairement entendre la fin de la première partie.
Bien entendu, cela demeure de la fiction et, comme le dit l’auteur de la préface Jean Pierre Deloux, le « Milieu » fut loin d’être propre sous la botte allemande. Entre Simon Sabiani, caid de Marseille et Henri Laffont, sinistre animateur de la « Carlingue », nombreux furent les truands qui profitèrent des mannes que suscitent les temps troublés. A ce titre, Jo « La terreur » Attia et les Guérini figurèrent parmi les exceptions.
En bref, un polar épique qui, à l’instar de nombre de ses pareils, est bien plus profond qu’il n’y paraît et présente les qualités que chacun attend du genre: rythme, action et humour noir. Avant de finir, je recommande l’édition dont la couverture figure ci-dessous en raison de l’excellente préface susmentionnée et d’une défense du Roman noir par André Héléna lui-même.
A lire? Absolument!
( Référence: « Les salauds ont la vie dure’ et « Le fstival des macchabées » éditions E-dite, épuisés mais disponibles en occasion sur toutes les bonnes plateformes numériques!)

Aujourd’hui: Panaché!
Une fois n’est pas coutume dans cette rubrique, voici un assortiment d’illustrateurs du magazine « Paris- Hollywood » dont certains sont déjà apparus ici tel Jacques Leclerc dit Jihel. Je vous laisse en compagnie de Van Homme, Ana ou Jean Pierre Denis!








Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…