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La BMW achetée par le King lors de son service militaire en Allemagne. Deutsche qualitaat!

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Aujourd’hui, célébrons Saint Claude, prédicateur de la compagnie de Jésus.

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Aujourd’hui: Les chiens du désert, suite.
« Enfants de salauds/Play dirty » de André de Toth (1969, Royaume uni)
Un sous-officier est chargé d’atteindre les réserves de pétrole de l’Axe avec un commando. Ses supérieurs lui imposent un officier spécialiste des hydrocarbures. Ce dernier déchante devant les méthodes brutales et l’absence de son subordonné qui est en fait le véritable chef de la mission. Il y a de surcroît les hommes qui, comme l’indique le titre français, ne sont pas des anges…
Un sous-off trimbale un cadavre comme passager alors qu’il traverse le désert à bord de sa Jeep. Sentant qu’il change de lignes, il change la musique sur sa radio, passant de « Lili Marleen » à « You are my sunshine » ( Ou « We’ll meet again », je ne sais plus ») Ces images qui ouvrent « Enfants de salauds » donnent le ton. Ici, laissez toute espérance et toute humanité. Le film d’André de Toth dit en cela certaines vérités sur les guerres en général et plus particulièrement celle qui sert ici de contexte: la deuxième guerre mondiale. La guerre du camp du bien contre celui du mal. Mais quant il s’agit de sauver sa peau, les idéaux s’écroulent. « Commandos », précédemment chroniqués s’en tiraient en forçant deux soldats ennemis à enterrer leurs morts, « Enfants de salauds » , eux, confrontent deux tempéraments opposés. Le sergent splendidement interprété par Nigel Davenport qui a survécu à la guerre en se blindant de cynisme et l’officier joué par un remarquable Michael Caine, qui découvre l’horreur et d’abord cette vérité: pour vaincre il faut se montrer pire que l’ennemi. C’est ce qu’il finit par comprendre après avoir découvert la dépravation des hommes du sergent. A noter que le personnage de Michael Caine n’est nullement un idéaliste et encore moins un fou de guerre, simplement un homme normal que les hasards de l’Histoire ont amené contre son gré à se frotter à la forme ultime de violence: la Guerre. Néanmoins, l’homme s’adaptera – Non sans finir par dire son fait au sergent- versant dans la dissimulation et la cruauté.
Un propos fort, très bien servi par ses acteurs, et une mise en scène qui communique le caractère écrasant du climat sous lequel se déroule l’action au point qu’il en devient un personnage à part entière. A ce sujet, le réalisateur se montra particulièrement dur avec l’équipe, ne la ménageant jamais y compris en cas de températures très élevées. Par ailleurs, le film souffre d’un certain manque de rythme, ce qui l’empêche d’accéder au rang de classique qui aurait du être le sien.
En guise conclusion: « Commandos » et « Enfants de salauds » ou comment réussir ou rater un film traitant du même sujet.





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Bonne saint Valentin à tous!

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Aujourd’hui: Les chiens du désert ou le front d’Afrique au cinéma. « Commandos » de Armando Crispino ( 1968, Italie) « Enfants de salauds/Play dirty » de André de Toth (1969, Royaume uni)
La Deuxième guerre mondiale connut un âge d’or sur grand écran pendant les années 60. Depuis « Le jour le plus long », pas une bataille, pas un aspect de ce conflit qui embrasa la planète ne fut négligé par le cinéma. Parmi ces derniers, le front d’Afrique ne fut évidemment pas oublié. » Un taxi pour Tobrouk » ouvrit le feu en la matière sans qu’on sache s’il eut une influence sur les films de commandos du désert qui déferlèrent durant la seconde moitié de la décennie, provenant pour beaucoup d’Italie mais pas seulement.
« Les chiens verts du désert », « La bataille d’El Alamein » et autres, firent partie de cette cinématographie abondante et souvent inégale. Les deux films qui vont être traités ici, sont exemplaires de ce genre, pour diverses raisons.
« Commandos » de Armando Crispino ( 1968)
Un commando américain dans le cadre d’une mission d’infiltration doit se faire passer pour une unité italienne. Le sergent qui commande l’unité doit surmonter les traumas endurés dans la Pacifique.
Le film de Crispino a longtemps joui d’une certaine réputation auprès des cinéphiles. Y étaient sans doute pour beaucoup la présence de Lee Van Cleef en vacances de ses westerns habituels, de Dario Argento au scénario et de Gotz George, futur Schimanski, à la distribution. Mais ça, c’était après. S’il est d’honnête facture, « Commandos » ne se distingue guère de ses semblables films de commandos compensant leur peu de moyens par des cadres resserrés et des louches de violence supplémentaires histoire de rendre quelques points aux productions plus argentées. Sinon? Mis à part qu’il est représentatif d’un certain type de film, rien.
A suivre!








