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Aujourd’hui: L’histoire d’une chanson. « Woo hoo » ou le voyage d’un air idiot de Roulette records à « Kill Bill » en passant par le Japon et les eaux de régime.
Sorti sur Roulette en 1960, « Woo hoo » interprété par les Rock-a-teens, connut un destin curieux en cela que le titre eut droit à une résurrection à la fin des années 90 grâce au quatuor japonais The 5678s. Résurrection suivie par des avatars publicitaires ( ‘Hépar », la joie d’avoir un bon transit ») puis cinématographiques dans « Kill Bill » ou les quatre nippones lancent leur refrain peu avant le dégommage en règle des yakuzas du Crazy 88 par Uma Thurman.
Que d’avatars pour cette chanson qui, pour être sympathique, n’en est pas moins une des plus idiotes du monde. Bah, ça fait rien c’est bon quand même et c’est plus marrant que Maxime Leforestier! (Et puis, on ne charcle pas du yakuza sur « San Francisco »!)





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Ce dimanche célébrons Sainte Julienne!

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De « That certain female » qui précède la découverte de Uma Thurman dans « Kill Bill » par Michael Parks, shériff pour le moins direct: « Numéro 2, y’a la grande radasse qui se réveille! »



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Les Charlies au soleil, suite.
Après le très sophistiqué Rich, voici le très primitif Feathers. A la différence de son presque homonyme, Feathers produisait un Rockabilly dépourvu de toute fioritures. Deux guitares, une contrebasse et une voix souvent hoquetante. Simple, efficace, direct, le prototype du genre. Il commença chez Sun par des titres Hillbilly dont certains portent l’embryon de ce qui fera l’identité réelle du musicien. Cette dernière éclatera quand Feathers passera sur un autre label emblématique: Meteor avec le 45 « Tongue tied Jill/Get with it » qui, s’il ne remporta guère de succès, demeura un classique du genre. Il y eut encore un changement de label « King » cette fois, sur lequel Feathers livra le meilleur de lui-même « Can’t hardly stand it », « When you come around », « Too much alike » et bien d’autres.
Le succès public ne vint pas davantage, ce qui n’empêcha pas Feathers de continuer à tourner, enregistrer et devenir culte, jusqu’à se retrouver sur la B.O de « Kill Bill » de Tarantino. A qui sait attendre…




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Aujourd’hui: Deux Charlies au soleil. Charlie Rich, Charlie Feathers, les faux jumeaux de Sun records.
Ils partageaient bien des choses. Le prénom, un passage chez Sun, label mythique s’il en est, un succès un brin tardif. L’un et l’autre grisonnèrent prématurément, ce qui leur valu des surnoms tels que « Silver fox » ou « Silver haired daddy »
Les ressemblances s’arrêtent là entre Charlie Rich et Charlie Feathers. Rich avait un timbre riche et une technique impeccable héritée du Jazz. Il swinguait comme peu, lisait la musique et écrivait lui-même son répertoire. C’était un Elvis éduqué, en somme. Il laissa sur le sous-label de Sun Philips international un paquet de classiques parmi lesquels « Lonely week ends » qui fut repris par Wanda Jackson. Quand l’ère du Rock’n’Roll passa, au lieu de se précipiter dans la marmite Country, Rich versa dans le Rhythm’n’Blues; s’offrant le luxe d’un succès avec un titre très Fifties au beau milieu des années 60: « Mohair Sam ». Puis, il se tourna vers la Country, finalement, comme tout le monde ou presque, remportant un triomphe en 1973 avec « Behind close doors »
A suivre!







