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Célébrons aujourd’hui Sainte Isabelle!

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« Quand on a des opinions courantes, je les laisse courir! » J.A Barbey D’Aurevilly.

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Aujourd’hui: L’histoire d’une chanson. « Louie Louie »
Le monsieur qui figure sur la photo ci-dessous avec cet air docte que confère toujours la pipe, est l’auteur d’une des chansons les plus reprises au monde. L’homme s’appelait Richard Berry ( Sans rapport avec son homonyme français acteur et immortel interprète de « Visiteur », mais ce n’est pas le sujet) et sa chanson s’intitulait – s’intitule, l’art survit à l’artiste, du moisn pour ce qui me concerne- « Louie Louie », récit à peine voilé d’un adultère qui provoqua les foudres du FBI et de son patron inverti J.Edgar Hoover. Cela n’empêcha pas le morceau de faire son chemin ( « Have love will travel » pour citer une autre chanson de Berry) du fait notamment de sa grande simplicité, modèle de guitare pour les nuls qui inspira jusqu’à cette brêle de Kurt Cobain dont les premiers accords de « Smells like teen spirits » pompaient ceux de l’hymne de Berry ( Devenu depuis celui de l’Indiana, soit dit en passant) Bon, qu’est-ce que je voulais vous dire? Ah, oui, tout le monde a repris la chose. Des pionniers du Garage tels les Sonics et surtout les Kingsmen, des anglais des Kinks et des Troggs, des Stooges à Motorhead en passant par les proto-reggae de Toots and the Maytals. Sans oublier la version de John Belushi dans le film « American college » (Avec couronne de lauriers intégrée)
Bon d’accord, c’est bien beau tout ça, mais je veux en venir quelque part. Mais ou ça me demanderez vous? Au fait que cette multitude de reprises n’a jamais gêné personne. Et on a emmerdé Elvis pour beaucoup moins que ça. Lui qui savait chanter le Blues comme personne a toujours eu le tort de faire chier les fils de pute de gauchistes, ceux-là même qui se maltraitent les parties intimes à grands coups de pic à glace. Non, ils ne le font pas. Trop lâches. Mais ils le mériteraient! Allez, bonne nuit!


Rare édition japonaise d’un 45 tours des Sonics.







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En rapport avec l’article précédent, pièce dans laquelle apparaissait Anne Caudry.

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Aujourd’hui: « Confidences pour confidences » de Pascal Thomas ( 1978)
Brigitte raconte son histoire et celle de ses deux soeurs, natives de Courbevoie devenues parisiennes au début des années 60.
« Quoi, une comédie dramatique intimiste dans ce blog? » Certains auront peut-être cette réaction à la découverte de cet article. A tort. Car, si j’ai comme le tout un chacun mes préférences, je n’ai pas de bornes sinon le goût du passé et..de la qualité. Car « Confidences pour confidences » est un film de qualité. Chose rare dans le cinéma intimiste, trop souvent voué au nombrilisme ou à l’insignifiance. Il n’en est rien ici, Pascal Thomas ayant évité ces écueils en mêlant le destin de personnages ordinaires à l’évolution de notre pays au moment des Trente Glorieuses. Avec tout les changements que cela implique: société de consommation ( La séquence de « La Samaritaine ») renouveau du cinéma ( Référence à « Un homme et une femme » avec Lelouch en personne ou le chien de la famille apparaît) libération des moeurs ( La grossesse d’une des filles) et le fait que Brigitte, narratrice et fil rouge du film, devienne institutrice, comme beaucoup de ses semblables à une époque ou le bac suffisait à donner l’accès à ce métier.
Le tout est dépeint avec beaucoup de tendresse et d’humour, servi par d’excellents interprètes campant des personnages attachants et pittoresques. Daniel Ceccaldi en père velléitaire mais sympathique, Michel Galabru en vieux militaire borné, Jacques Villeret en étudiant gauchiste amateur de « Jeune cinéma grec » et bien sûr Anne Caudry dans le rôle de Brigitte.
Un mot sur cette dernière avant de conclure. Anne Caudry était la petite fille de Georges Bernanos et, connut comme d’autres membres de la descendance de l’écrivain un destin tragique. Michel Bernanos ( Déjà évoqué dans ces pages) son oncle, également écrivain s’était suicidé, Anne quant à elle contracta le SIDA après s’être droguée, dont elle mourut à trente sept ans en 1991. Une perte pour la jeune femme ainsi que pour notre cinéma.







