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« Je crois sincèrement que les seules ententes internationales possibles sont les ententes gastronomiques. »
Léon Daudet
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Célébrons aujourd’hui Saint Lazare!

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Aujourd’hui: Le short.
Symbole de l’été, des activités sportives et de la décontraction, le short est d’abord pratique. Il peut aussi être sexy chez ces dames ou chez les prostitués des deux sexes, ou au contraire militaire. Outre son aspect utilitaire, il est aussi un emblème. Florilège!








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Aujourd’hui: « American college/National lampoon’s animal house » de John Landis (1978)
L’affrontement entre deux fraternités étudiantes, l’une conformiste, l’autre rebelle dans une université américaine au début des années 60.
« American college » appartient à deux veines. D’une part, la nostalgie du début des 60s, initiée par « American graffiti », l’époque précédant la mort de Kennedy et les premiers accrochages sérieux au Vietnam, les « Jours heureux » pour reprendre le titre d’une célèbre série. D’autre part, la comédie burlesque mi-satirique, mi-absurde.
Et c’est là que les choses deviennent intéressantes. « American college » fait mieux que verser dans l’absurde, il se vautre dans la contemplation de la bêtise. Car le récit de cette guéguerre estudiantine est d’abord et surtout un portrait de la sottise. Certes, les conformistes BCBG tirés à quatre épingles de la fraternité Oméga sont odieux (Parce que conservateurs, Landis était et demeure un hippie impénitent) et les débraillés de la fraternité Delta sont sympathiques. Mais cela ne change rien. Les uns comme les autres pratiquent des rites débiles ( Initiation à caractère sadomasochiste chez les Oméga, beuveries et destructions chez les Delta) et s’en réjouissent forcément. La sympathie de Landis pour les crasseux (Qui ne le sont pas tant que ça vestimentairement parlant, mais bon..) a pour but de nous embarquer dans le récit et, peut-être aussi, de nous inciter à choisir notre camp. Et au milieu, il y a la figure de « Bluto » Blutarsky ( Que de plosives dans ce nom!) le chef des Delta interprété par le regretté John Belushi, personnage grossier et répugnant jusqu’à en être drôle. « Bluto » qui, à l’instar de ses compagnons de la Delta ne semble guère promis à un bel avenir. Et pourtant, lors du final sur l’air de « Que sont-ils devenus? », ce sont le gros père susmentionné et ses petits camarades qui s’en sortent le mieux. A la différence de leurs adversaires qui, eux, tournent mal.
Même si les Oméga sont rebutants, n’y aurait-il pas là une apologie de la connerie, tant que celle-ci se teinte d’idéologie libertaire, ou revanche des cancres? Landis aurait-il inspiré Claude Zidi pour « Les sous-doués passent le Bac? » Toutefois, cette ambiguité a au moins le mérite de rappeler que ceux qui échouent à l’école peuvent s’en sortir et comme le dirait le slogan d’un autre film pubertaire, il y a une vie après le lycée. Quoiqu’il en soit, le film demeure divertissant et très amusant. Avant de finir, outre le débutant Kevin Bacon, on remarquera la présence de deux étoiles filantes, Karen Allen, future petite amie de Harrison Ford dans « les aventuriers de l’arche perdue » et Tom Hulce, qui serait un peu plus tard le « Amadeus » de Milos Forman. Ici, il joue la bonne et la mauvaise conscience de Bluto.














