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« Si la mode n’était pas ridicule, on n’en changerait pas tout le temps. »
Oscar Wilde.

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Célébrons en ce jour Saint Charles le bon.

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Aujourd’hui: « Marie la louve » (1947) et « La malvenue » (1952) de Claude Seignolle.
Voila deux livres de du même auteur, publiés à cinq ans d’intervalle, à la fois semblables et différents.
Commençons par le commencement, par ordre chronologique et donc par « Marie la louve ». Ce dernier narre la chute de Marie, très jeune femme capable de soigner les blessures et notamment celles des loups. D’abord aimée des habitants du petit village de Sologne ou elle vit, elle voit ceux-ci se retourner contre elle en raison de son don de guérisseuse. Trop proche des loups au goût des gens du coin, elle passe vite pour une sorcière. Le drame se noue pour aboutir à la mort de Marie.
« Marie la louve » réunit la Sologne et la superstition les deux « S » chers à Claude Seignolle, grand spécialiste des contes et légendes de France, auteur d’études, de contes et de romans abreuvés de son savoir. Tout y est dans « Marie la louve » qui au travers de l’argument surnaturel évoque le rejet dont son parfois victimes ceux qui sont différents, ainsi que la versatilité de l’opinion. En effet, le don de Marie lui apporte d’abord l’affection des autres mais c’est aussi à cause de ce même don qu’elle devient une paria.

« La malvenue » traite également du surnaturel en milieu rural et de la féminité maudite ( En Sologne, encore une fois) avec Jeanne, fille de M’oarch breton déraciné, taciturne et dur à la tâche. Comme Marie, Jeanne va être la cause et le centre d’une tragédie. Mais à la différence de la guérisseuse du livre précédent, Jeanne est coupable autant que victime dans ce qui survient. Frappée dès la naissance par une malédiction, – symbolisée par l’étoile qui marque son front- elle répand le mal autour d’elle, touchant les meilleurs comme les pires membres de la communauté villageoise.

Au final, deux variations sur les mêmes thème qui ne font pas pour autant de ces deux excellents romans des répétitions mais des oeuvres complémentaires. A lire? Absolument!
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Aujourd’hui: Les chaussures « Spectator »
L’histoire de ces chaussures bicolores est mal connue. Si mal connue qu’elle en tiendrait de la légende. Ainsi, en Angleterre en 1868, un bookmaker du nom de John Lobb ( Dont le nom deviendrait plus tard celui d’une célèbre marque de chaussures, comme par hasard) spécialisé dans le Cricket aurait inventé ces chaussures dont la bichromie permettait de rendre moins visibles les salissures inévitables lors des matchs, les joueurs étant alors chaussés de blanc afin d’harmoniser leur tenue. Il semblerait qu’après avoir eu les faveurs des joueurs, les spectateurs les auraient à leur tour portées. D’ou leur nom. (Elles sont également nommées « Chaussures du spectateur » et « Chaussures du co-répondant » en français.)
Quoiqu’il en soit, ce furent les sportifs qui adoptèrent cet article, en particulier les golfeurs des années 1920. Ils en lancèrent ainsi la mode, poussant l’enthousiasme des célébrités notamment des politiques, tels George VI futur Duc e Windsor ou encore la famille Kennedy. Cousines des Saddle shoes en plus élitistes, elles ne sont plus guère prisées dans ces teps de débraillés. Elles demeurent néanmoins un classique de l’élégance masculine qu’il serait de bon ton de remettre à l’honneur.
Bobby Jones, considér comme l’un des plus grands golfeurs de tout les temps.

Leo Dieges, autre figure majeure du Golf dans les années 1920.

Joseph Kennedy et ses fils, dont le futur président John, à droite.



Kevin Spacey avec une très belle paire ( Pas de jeux de mots douteux, s’il vous plait!) dans le film « L.A confidential »






