
-
Célébrons aujourd’hui la sainte Colette!

-
« Le drame dans ce monde n’est pas qu’il y ait trop de capitalistes mais qu’il n’y en ait pas assez »
Hilaire Belloc.

-
Aujourd’hui: « Chronique du règne de Charles IX » de Prosper Mérimée (1829)

Les aventures au temps des guerres de religion de Bernard de Mergy, jeune noble protestant confronté entre autres choses à son frère Georges, converti au catholicisme et à son amour pour une noble catholique, Diane de Turgis.
« Chronique du règne de Charles IX » fut écrit au moment ou le roman historique connaissait un grand succès, conséquence des triomphes des oeuvres de Walter Scott et du « Cinq Mars » de Alfred de Vigny. Tenté par le genre, Prosper Mérimée voulait cependant s’écarter des modèles susmentionnés. Athée, très critique envers les religions (Il n’avait d’ailleurs pas été baptisé) et fin connaisseur des milieux protestants, il trouva un terrain idéal dans le conflit suscité par la Réforme en France. Notamment.
Il en résulte un roman de cape et d’épée qui inclut une réflexion sur l’intolérance sans jamais négliger l’action et y ajoute une histoire d’amour sans verser dans la mièvrerie tout en s’offrant une fin ouverte. Tout cela en fait un livre qui, s’il appartient à son époque et suit en un sens une mode, mais ressemble avant tout à lui-même. Cela s’appelle l’originalité.
A lire? Tout à fait, et à ranger parmi le meilleur de la littérature d’action, entre Vigny et Dumas!
-
Nouvelle rubrique consacrée à des activités intéressantes.
Aujourd’hui: Les perles du YouTube littéraire.
Pour ce premier coup de chapeau, je tiens à saluer les chaînes littéraires du « Hussard » (Voir image ci-dessous) et celle de Olivier Maulin et « Sa bibliothèque idéale d’Olivier Maulin ».
Deux chaînes, deux ambiances. « Le Hussard » fait découvrir des classiques de la littérature avec gouaille et pertinence, ne se gênant pas pour remettre à leur place les ordures de la pensée dans son hilarante rubrique « Cour martiale » Adieu Sartre, adieu Duras! En plus d’animer une chaîne d’initiation et de découverte, « Le Hussard » est également éditeur, présidant aux destinées de la toute jeune maison d’édition « La Giberne » déjà forte de six ouvrages publiés dont les couvertures vous sont présentées plus bas. « Le Hussard » est d’ailleurs lui-même auteur signant ses ouvrages du nom de Matthias Kessler. Bonne chevauchée à lui et à son écurie!







« La bibliothèque idéale d’Olivier Maulin » peut aussi être considérée comme une chaîne d’initiation avec cependant de grandes différences avec « Le Hussard », le ton y est moins rigolard et acerbe et l’orientation plus souvent contemporaine. C’est l’occasion pour l’animateur de déterrer des écrivains sinon oubliés, en tout cas peu évoqués. Signalons que Olivier Maulin écrit lui aussi et a été le maître d’oeuvre du récent numéro hors série de « Valeurs actuelles » consacré aux « Anars de droite » que je ne saurais trop recommander.
Les ouvrages cités ici, ne vous inquiétez pas, feront prochainement l’objet d’articles ici. En attendant, allez donc vous promener sur les canaux précités, ce sera le moment de s’instruire tout en passant un bon moment!



-
Aujourd’hui: « The devil rides out (Les vierges de Satan) » de Dennis Wheatley (1934)
Le duc de Richleau et ses compagnons d’aventures tentent de sauver un ami d’ une secte maléfique dirigée par le sinistre Mocata.

Parce qu’il écrivit quelques romans fantastiques, dont ces « Vierges de Satan » Dennis Wheatley passa pour un spécialiste du genre. Ce qu’il n’était pas, l’essentiel de son oeuvre relevant de l’espionnage ou de l’aventure, d’ailleurs souvent mélangés.
La célébrité du présent ouvrage n’a pas pas peu contribué à cette confusion et ce d’autant plus que des personnages récurrents dans l’oeuvre de l’auteur y apparaissent. En l’espèce, le Duc de Richleau et ses intrépides amis qui figuraient déjà dans le roman précédent de Wheatley « Territoire interdit », qui n’avait rien de surnaturel.
Mais quid du livre proprement dit? Un bon thriller d’aventures mâtiné de magie noire et blanche dont le principal intérêt réside dans son méchant, Mocata, qui dépeint de manière à peine voilée Alceister Crowley, grande figure démoniaque de l’Angleterre de l’Entre-deux guerres. Le crâne rasé et les yeux caves du bonhomme ne laisse en effet guère de doute quant à son identité. Il est d’ailleurs intéressant de comparer le triste sort de Crowley ( dont le manoir venu après sa mort porta malheur à son nouvel occupant Jimmy Page de Led Zeppelin) à celui de son double de fiction. Ce qui tendrait à prouver que la littérature fantastique n’est pas forcément celle du Diable.




