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Célébrons aujourd’hui Saint Jean Ogilvie, saint et martyr écossais!

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Quand un « S » orne l’exploitation qui devient de la « Sexploitation », la cambrousse américaine se fait orgiaque et le front de l’est tourne au lupanar!
Russ Meyer et ses « Vixens »
Russ Meyer ou monsieur « Gros nénés », ancien photographe de guerre qui trouva à s’employer dans les boites d’effeuilleuses une fois la paix revenue, ce qui l’amena au cinéma, dès lors que le tout un chacun de ce monde de la nuit découvrit les profits que pouvaient générer les forces conjointes des protubérances mammaires et de l’image animée. Ce fut l’aventure des « Nudie cuties » courts films dont les scripts se résumaient à des arguments prétextes à montrer des beautés dans le plus simple appareil.
Softs, idiots et inoffensifs, les Nudies naquirent à la fin des années 50 avant de s’éteindre à la fin de la décennie suivante pour cause de désuétude. Meyer survécut au genre, se lançant dans des films érotiques toujours softs mais plus élaborés mélangeant humour gras et violence. Ils mettant toujours en scène des beautés louches et fortement bustées et sachant se défendre face à des hommes brutaux, pas très malins et obsédés. Outre ces caractéristiques, l’univers de Meyer est exclusivement paysan. Relais ou fermes perdus au milieu de forêts ou d’étendues désertiques servent de décor à ces « histoires » mêlent bagarres, nudités et grotesque.
Pourquoi ces guillemets à « Histoires »? Parce qu’il serait bien difficile de résumer les aventures exposées qui relèvent de saynètes reliées entre elles par un vague fil conducteur. Pour cette raison, les films de Meyer furent – et en un sens à raison- qualifiés d’idiots. Mais si cela n’est pas complètement faux, ce n’est pas non plus exact. En fait, Meyer ne raconte pas, il décrit. Il décrit un monde fou, un asile de brutes, de nymphomanes et de divers déglingués de la cafetière. De surcroît, Russ Meyer ne manquait pas d’un certain style. Ses montages complexes, ses prises de vues audacieuses lui étaient propres et, cela ajouté aux constantes évoquées plus haut, en fait un auteur. Douteux, incontestablement. Mais un auteur.
Et comme tout auteur, Meyer a son grand oeuvre, en l’occurrence la trilogie des « Vixens » (Vixen signifie la femelle du renard en anglais), quintessence de la femme selon Russ Meyer, sensuelle, violente, vulgaire. « Vixen » ( 1968), « Supervixens » (1975) et « Beneath the valley of the ultravixens » (1979). Il s’y ajoute « Megavixens » (1976) qui ne se rattache au triptyque que par la grâce de la distribution française qui mêla les Vixens à ce film dont le titre original était en réalité « Up » donc sans rapport avec les Vixens. Mais ça fait rien c’est bon quand même.
Vous savez maintenant l’essentiel. Mais avant de nous quitter, sachez que certaines des « vedettes » du réalisateur recrutées dans les cabarets accédèrent à une certaine et durable célébrité, Tura Satana, Francesca ‘Kitten » Natividad, ou encore Uschi Digard. Signalons enfin la présence de Charles Napier, excellent second rôle que l’on retrouvera plus tard dans « Le silence des agneaux » ou « Les arnaqueurs »
A bientôt!







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Francesca « Kitten » Natividad


Charles Napier, fidèle de Russ Meyer.

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Les présidents, la culture, le langage, la poésie….
» Comprenne qui voudra, moi mon remords ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés. »
Georges Pompidou trouva dans ces vers de Paul Eluard l’épitaphe pour la malheureuse Gabrielle Russier lors d’une conférence de presse devenue depuis célèbre en raison de cette citation que – évidemment- personne n’attendait. Pour ceux qui l’auraient oublié ou qui l’ignoreraient, Gabrielle Russier était un professeur de français amoureuse de son élève de vingt ans son cadet qui se suicida en raison de la pression sociale. Je m’arrête là quant à cette tragédie, car ce n’est pas le sujet.
Un président qui cite un poète quand on lui demande de commenter un fait-divers tragique. Si la chose prit l’envergure d’un événement à l’époque laquelle n’élevait pourtant pas l’ignorance au rang de vertu cardinale, qu’en serait-il aujourd’hui? Dans les 70/80, il était encore de bon ton pour un politique d’afficher une certaine érudition, ou d’apparaître dans une émission littéraire ou culturelle. Mitterrand, puis Giscard figurèrent à « Apostrophes ». Mitterrand citait Aragon lors d’un meeting (‘Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, la rose et le réséda ») Pendant la présidentielle de 1995, Bernard Pivot invita à « Bouillon de culture » les candidats à s’exprimer sur les fables de La Fontaine. Mais passé le milieu des nonantes, les choses changèrent. Ce fut Chirac et ses truisme dûment rédigés par le sieur Guaino (Et encore il ne fut pas le pire, il nous fit même rire avec ses « ecoutèze, écoutèze » et son ‘Groze groze problème) puis ce fut le tour Sarkozy avec ses tirades de représentants en aspirateurs sorti du café du commerce, puis ce fut l’aphasique Hollande puis enfin l’automate pré-intelligence artificielle Macron. Autant dire qu’il y eut de quoi sortir les mouchoirs.
Tout ça pour arriver à ce miracle de l’égalitarisme. Sébastien Delogu, analphabète et cependant député. Ou la fin de la civilisation.

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« On n’est pas le maître de ses répugnances. »
François Mauriac






