Célébrons aujourd’hui Sainte Rosine, première sainte d’Amérique latine.

Célébrons aujourd’hui Sainte Rosine, première sainte d’Amérique latine.

Nouveau titre pour une rubrique qui ne l’est pas, cette dernière existait en effet déjà sous le nom des mauvais lieux. En raison de sa connotation négative et réductrice, comme me l’a fait justement remarquer un ami internaute, j’ai donc changé mon fusil d’épaule.
Sans plus attendre, voici un nouvel article dans cette rubrique à la fois ancienne et nouvelle!
Aujourd’hui: l’hôtel Continental, Saigon.
Parmi les un symboles de la présence française en Asie, l’hôtel Continental pèse de tout son poids. Lieu ultime de la colonisation pour les uns, image de la puissance française Outre-mer pour les autres, l’établissement fut dédié au plaisir et au repos mais aussi asile des journalistes, alcôve de tout les secrets et de leurs service compétents. Il trônait dans ce qui s’appelait la rue Catinat, artère principale de Saigon, autre image forte de la période française, et qui se nomme désormais la rue Ho Chi Minh. Il fut crée à la fin du XIXème siècle, connut plusieurs propriétaires dont le Duc de Montpensier mais ne connut son heure de gloire quant il fut pris en main en 1922 par Mathieu Franchini. Ce natif de la Corse abandonna une carrière d’instituteur pour se consacrer à l’hôtellerie, ce qui fut apparemment une bonne chose. Lucien Bodard prétendit dans son chef d’oeuvre « La guerre d’Indochine » que le sieur Franchini tâta également du Milieu mais y renonça vite, la pègre le trouvant peu courageux. Il n’en trempa pas moins dans de drôles d’affaires, telles celle des Piastres, ce qui lui valut de comparaître lors du procès suscité par le scandale susmentionné.
L’hôtel survécut à la défaite française à Dien Bien Phu et même à Franchini auquel son fils succéda.
Quelques images pour se souvenir…


Mathieu Franchini


Jamais tourné celui-là, comme c’est dommage!

Ilsa et ses aventures entre sang et sexe!
Et nous voici dans la substantifique moelle du cinéma d’exploitation: le Nazi Exploitation. Une ahurissante cinématographie qui montrait des nazis en plein délire orgiaque entre une séance de torture ( De préférence sur des prisonnières jeunes et jolies) et un massacre en règle. Idiot, excessif et bassement racoleur, ce cinéma tire curieusement ses racines dans deux films « artistiques », « Les damnés » de Luchino Visconti, récit de la chute d’une famille lors de l’avènement du IIIème Reich, et, plus encore; « Portier de nuit » de Lilliana Cavani, sulfureuse histoire d’amour entre un ancien gardien de camp et sa victime. Cela dénotait une fascination pour l’esthétique nazie en même temps qu’une volonté de briser des tabous relatifs à la fois à la mémoire de cette période et à la question de la sexualité sous la botte de Hitler. D’autres films contemporains de ceux mentionnés plus haut ont également traité ces sujets, notamment « Lacombe Lucien » de Louis Malle et « Le sauveur » de Michel Mardor – de manière moins appuyée.
Cet intérêt suscita celui de producteurs moins élégants, surtout avides de profits faciles. Dont Don Edmonds, « auteur » de cette « Ilsa la louve des SS » et sa suite, mais j’y reviendrais plus tard.
Mais qu’est-ce que ça raconte au juste? Nous y voila. Dans « Ilsa la louve des SS/Ilsa she-wolf of the SS » (1975) Ilsa ( Prénom inspiré par Ilse Koch, femme sadique d’un commandant de camp pendu pour corruption. Elle collectionnait les abats-jours en peau de déportés, horrible!) est « médecin » dans un camp. En d’autres termes, elle pratique des expériences sur des cobayes humains, le genre à appliquer des asticots sur des plaies. Elle choisit ses amants parmi les prisonniers puis s’en débarrasse après usage jusqu’au jour ou elle tombe sur un increvable. Lequel va favoriser la révolte des détenus juste avant l’arrivée des russes. C’est bien pratique. Bien entendu, Ilsa sera punie à la fin. Ouf, la morale est sauve.
Bon, le canevas est donné dans cette première aventure, lequel sera reproduit dans les opus suivants. Dans « Ilsa gardienne de Harem/Ilsa harem keeper of the oil sheik » (1976) toujours réalisé par Edmonds, le camp nazi est remplacé par un palais avec palmeraie intégrée, Ilsa ne mate plus les déportées mais de malheureuses jeunes femmes ( Dont Uschi Digard, familière de Russ Meyer) pour en faire des esclaves sexuelles au service d’un sheik. Le priapique du premier film est remplacé par un fringant officier de l’armée américaine. Sinon, il y a l’amant qui se retourne contre la cruelle blonde à gros nénés, les esclaves qui se révoltent et Ilsa qui est punie avec la dernière rigueur.







Uschi Digard en cage.
On arrive à « Ilsa la tigresse du goulag/Ilsa the tigress of Siberia » réalisée cette fois par une certain Jean Lafleur (1977) même topo mais dans les neiges de Sibérie (Un drôle de rapport à l’espace et au temps, non?) avec partouze et séance de à dada sur mon bidet sous le patronage du petit père des peuples.
Bon, vous savez tout, garçon, la suite!




« Le bourgeois, on affecte de le mépriser mais on a cesse de l’imiter. »

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…