» Si l’héroisme consiste, comme on nous l’enseigne à longueur de célébrations, de commémorations, de repentances et d’émissions de propagande, à prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal; alors n’écartons plus, à priori, la possibilité pour nous français de souche d’être chez nous, pour la sauvegarde des nôtres, des héros. »
Aujourd’hui: Le Japon, l’Allemagne, l’Italie et les armes nippones.
Une édition un peu différente puisqu’il y sera moins question d’hommes que d’objets. Mais ceux-ci ont leur importance!
Voyez ce Marine blessé mais fier brandissant un katana sur l’île de Tarawa. Un symbole de la victoire américaine sur le Japon impérial et forcément de la conclusion du conflit. Il y a certes des images plus iconiques: la bannière étoilée à Iwo Jima ou le soldat de l’Armée rouge brandissant le drapeau soviétique devant le Reichstag. Néanmoins, elle demeure forte et rappelle le caractère mondial du conflit.
Mais derrière la victoire, il y a les alliances qui se sont nouées dans les deux camps. Avec leurs contradictions. Les Etats-unis s’allièrent à l’URSS, pourtant ennemie absolue de la libre entreprise. L’Allemagne nazie mit le couvercle sur son obsession raciale en s’alliant avec le Japon, pourtant fort peu aryen. Ces « partenariats », si l’on peut dire, étaient évidemment le fruit des circonstances et des échanges de bons procédés et en rien d’un coup de foudre improbable. Soit, les uns comme les autres partageaient les mêmes ennemis et exerçaient un pouvoir totalitaire. Mais cette entente s’arrêtait là. Ou presque. Entre le Reich et le Soleil levant, il perdura une méfiance teintée d’un respect que chacun peinait à admettre. Nombre d’officiers nippons avaient étudié en Allemagne et Hitler reconnaissait que les japonais étaient porteurs de culture- tout en tombant par ailleurs en syncope chaque fois que les troupes impériales remportaient une victoire dans le Pacifique.
Cependant, des relations diplomatiques courtoises s’étaient établie entre les deux pays. Des dignitaires, militaires ou non, s’échangeaient des décorations à titre honorifique. Ainsi Keitel, Goering, Himmler se virent remis de prestigieuses distinctions. Et ce n’était pas à sens unique. Yamashita, d’ailleurs surnommé le « Rommel » japonais eut droit à une médaille teutonne. Hitler en personne se vit proposer une décoration de la part du Japon impérial qu’il refusa, fidèle en cela à son principe consistant à n’accepter aucune décoration étrangère. En revanche, il accueillit avec plaisir un katana, lequel fut perdu au moment de la défaite du Reich et jamais retrouvé. Ce qui en fait l’artefact lié à la Seconde guerre mondiale le plus cher au monde. L’Italie ne fut pas non plus en reste, Mussolini ayant eut comme don de l’ambassadeur du Mikado à Rome une armure samourai. A ce propos, le génial dessinateur et néanmoins fasciste fanatique Gino Boccasile se fendit d’une affiche de propagande en faveur de l’Empire du soleil levant peu après…Pearl Harbor!
D’accord, d’accord, me direz vous, mais tout cela n’est que du symbole, n’est-ce pas? Bien entendu, mais le symbole compte. Preuve en est la confiscation des katanas imposée par le gouvernement d’occupation américain aux japonais après 1945.
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…