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Aujourd’hui: La mémoire et la nausée
Et voila, ça y est. Badinter au Panthéon. Comment s’en étonner, après l’intronisation de la sainte Gisèle Halimi, patronne des avorteurs et des porteurs de valises ? L’état enfonce le clou bien logiquement en dressant désormais un catafalque à la gloire de l’ami des tueurs d’enfants.
Comme Halimi, féministe pour emmerder son géniteur- selon son propre aveu avant que la dame ne pousse son dernier soupir- Badinter construisit sa vie sur une rancoeur. Certes, l’homme avait subi un traumatisme insurmontable avec la perte de sa famille dans les camps nazis et l’indifférence de la justice française de l’Après-guerre. « Ceci n’intéresse pas le tribunal… » avait déclaré le président de la cour lorsqu’il s’était agi de statuer sur la restitution des biens de la famille Badinter. Il n’était ici question que du matériel et non d’humanité. Alors, oui, il est bien normal de ne pas sortir indemne d’un tel début dans la vie. Notons au passage avant d’aller plus loin que ce passé pour le moins douloureux n’empêcha pas le sieur Badinter de défendre le collabo nivernais Mitterrand lors de la controverse quant à l’amitié de celui-ci avec René Bousquet qui aida si complaisamment l’occupant allemand dans entreprise de destruction des juifs français.
Mais reprenons.
De cet épisode terrible, le jeune Badinter conçut une haine profonde de la France puis se donna les moyens de l’exprimer. Financiers d’abord en se constituant une belle pelote en tant qu’avocat d’affaires – et d’affaires parfois louches selon certaines sources, ou maître Badinter se situait clairement dans le camp des riches. Puis politiques quant il se rapprocha du Parti Socialiste. Toutefois, il est bon de rappeler qu’un second événement consolida la volonté de nuire de l’individu: son échec en 1972 dans la défense de Buffet et Bontemps, deux taulards qui avaient mené une mutinerie en prison dans laquelle un surveillant pénitentiaire laissa la vie. Les susnommés furent guillotinés, ce que Badinter prit comme une humiliation à venger à tout prix. Il lui manquait l’occasion. Mais l’aubaine ne tarda pas à se présenter en 1976 par l’affaire du meurtre d’un enfant Philippe Bertrand perpétué par un minable représentant de commerce. Patrick Henry.
L’histoire se déroulait dans un contexte particulièrement tendu. En effet, cette même année on décapitait un autre assassin d’enfant Christian Ranucci, coupable du meurtre de la petite Dolorès Rambla. Cette affaire suscita un débat aussi furieux que confus puisqu’il mêlait le doute quant à la culpabilité pourtant avérée de Ranucci et le combat contre la peine de mort. En bonne logique, Patrick Henry rajouta de l’huile sur le feu en pareilles circonstances.
Alors, l’improbable, pour ne pas dire l’impossible, arriva. En 1977, Henry sauva sa tête. Ou plutôt Badinter sauva sa sale gueule. Tirant les leçons de sa déconfiture dans le dossier Buffet/Bontemps, Badinter ne tabla pas pour plaider sur la raison mais sur l’émotion. » Vous allez couper un homme en deux!… » Martela-t-il devant les jurés de sa belle voix bien timbrée. Car, il faut bien reconnaître que le bonhomme cumulait l’intelligence et le charisme. Le sauvetage du minable meurtrier ouvrit la voix à l’abolition de la peine de mort après que Badinter fut nommé garde des sceaux de Miterrand en 1981. Autrement dit, à la fin de la clé de voûte du système judiciaire dont le but est en principe de punir -n’en déplaise aux belles âmes.
Cette borne passée, il n’y avait plus de limites. Et si tout ne fut pas l’oeuvre de Badinter, ce dernier est pour une bonne part responsable de l’état d’insécurité qui est celui de la France à l’heure actuelle. Et ce n’est pas un sentiment, monsieur Dupont-Moretti.
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le Panthéon soit transformé en poubelle. Ce qui amène à se demander: « A qui le tour? »

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Célébrons aujourd’hui la bienheureuse saint Ide de Lorraine comtesse de Boulogne!

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Aujourd’hui: La style Psycho!
On les reconnaissait à leur jeans passés à la Javel, leurs Doc Martens montantes, leurs creepers, et leurs blousons de Base Ball (Non, on n’appelle pas ça un Teddy!, mai j’y reviendrais dans un autre article.) leurs perfectos constellés de badges, patches et pochoirs. Mais surtout, au milieu de ce vestiaire qui empruntait autant aux années 50 qu’aux punks (Voire aux skinheads) ce qui les distinguait, c’était leurs coupe de cheveux. A mi-chemin entre la crête et la « Quiff » (Nom anglais de la Pompadour, ce qu’on nomme de manière inappropriée en français la « banane ») une espèce de nageoire de requin surmontant un crâne aux côtés rasés. « Take a razor to your head… » comme chataient les Sharks sur leur album éponyme en 1983. Mais il y avait une logique là-dedans, le mouvement Psychobilly étant syncrétique, le look qui l’accompagnait devait l’être. Les psychos suscitaient tantôt l’amusement, tantôt l’inquiétude, ces garçons et parfois leur pendants féminins, pouvant parfois se montrer violents, en particulier sous l’empire de spiritueux. D’aucuns auraient pu croire que ce style excessif aurait du disparaître avec la décennie qui l’avait vu naître, les années 80. Or, à la surprise générale, non seulement le genre survécut contre vents et marées mais aussi…la coiffure! Preuve en est sa réinvention par les barbiers bataves de Schorem, maîtres de l’élégance capillaire alternative, avec leur modèle préféré l’inénarrable Pako, sorte de version chevelue et Rock’n’Roll d’Agécanonix.
A bientôt!


















