Célébrons aujourd’hui Saint Anicet!

Célébrons aujourd’hui Saint Anicet!

Aujourd’hui: Psychobilly!
Il fallait bien parler de la musique après avoir évoquer le look qui lui était attaché. Le Psychobilly…genre emblématique des années 80, à la fois contemporain et rétro, ancré dans le Rock des origines, peinturluré par le Punk et mélangeant ses cousins proches – Surf Rock, Country- à d’autres plus éloignés, allant du Garage au Heavy Metal. Quitte à parfois ne plus ressembler à rien. Mais j’y reviendrais.
Le Psycho, comme on l’appelait parfois, était aussi un univers. Avec ses références aux séries B voire Z de science fiction et d’horreur des années 50 bien sûr mais pas seulement. Les fantômes, zombies, goules, extra-terrestres, et autres créatures issues du bestiaire cinématographique et même télévisuel. « La famille Addams » ou « The munsters » appartenaient également à l’imaginaire du genre et les dessins qui ornaient les pochettes les évoquant avec un art consommé du mauvais goût.
Le genre fut -on peut le dire- crée par le couple infernal Poison Ivy/Lux Interior. Ces collectionneurs compulsifs de disques des 50s au sens le plus large (Leur discothèque comptait autant de Novelties et d’Exotica que de Rockabilly) dans lesquels ils puisèrent leur inspiration entre reprises et compositions originales, rappelant au bon souvenir faisant découvrir – c’était selon- des perles oubliées de folie sonique tels « Surfin’ bird » ou « Goo goo muck ». Ironiquement ces adorateurs du Rockabilly ne comptait pas vraiment de bassiste, ce que leurs suiveurs européens n’oublièrent pas d’inclure.
Eh oui, bien qu’américain, le genre trouva son nom et ses suiveurs sur le vieux continent. Ou presque. Puisque ce fut en Angleterre qu’il suscita un intérêt chez des musiciens de la scène Rockabilly désireux d’épicer la sauce. Les premiers à connaître le succès furent les Meteors, et leur deuxième album « In Heaven » est à ce jour un classique trouvant un juste équilibre entre l’ancien et le moderne.
Ceux qui leur succédèrent se montrèrent moins doués, s’écartant par trop de l’essence de cette musique pour donner naissance à une soupe infâme digne de l’odieux Hardcore. Certes, il y eut les amusants King Kurt, les très inégaux Guana Batz, mais aucun n’atteignirent le talent des Meteors. Toujours est-il que la fièvre ne tarda pas à gagner le reste du continent. Les Pays-bas (Batmobile) l’Allemagne (Mad Sin) et même la France (Washington dead cats) Chacun accorda la chose à sa sensiblité personnelle et/ou nationale. Avec des nuances métalliques pour Batmobile (Par ailleurs auteur d’un des rares disques capables de rivaliser avec ceux de Paul Fenech et son gang de Meteors, le délicieux « Amazons from outer-space » en 1989) et plus encore pour Mad Sin, ou ajoutant un côté Bal à Jo chez nos compatriotes les Washington dead cats qui ont récemment fait une tournée avec une formule Big band heureuse qui redynamise leurs titres. Par un juste et ironique retour des choses, les américains s’y mirent, produisant les étonnants et discutables « Elvis Hitler », lesquels pour trouver leur public durent s’expatrier…en Angleterre!
(Un peu comme leurs compatriotes les Stray cats, mais c’est une autre histoire)
Voila, fin de ce bref tour d’horizon d’un genre passionnant mais ô combien inégal qui, pour les néophytes donnera quelques pistes pour le découvrir!





Célébrons aujourd’hui Saint Benoît Joseph Labre, saint, pèlerin et mendiant!


« Si le ciel il existait pas, les oiseaux, ils tomberaient!!
Jean Claude Van Damme
« L’Inde des grands chemins » de Jack Thieuloy (1970)
Le narrateur – qui, en l’occurrence, est aussi l’auteur- relate son périple en combi Volkswagen dans l’Inde de la fin des années 60. Il est accompagné par un jeune indigène qu’il a pris en sympathie (Hum!) fait de nombreuses rencontres et assiste à des événements divers et variés souvent dégoûtants, parfois magnifiques…
Paru en 1970 et préfacé par Lucien Bodard en personne, « L’Inde des grands chemins » fit l’effet d’une (petite) bombe. Il faut dire que le portrait que brosse l’auteur du pays aux deux milles dieux demande au lecteur non seulement de l’attention mais aussi de l’estomac. J’ai déjà évoqué le sieur Thieuloy, obscène obsédé sexuel, asocial avéré, narcissique compulsif et provocateur patenté. Il est souvent difficile de démêler l’homme de l’oeuvre. Dans le cas de Thieuloy, c’est impossible. Son goût pour la scatologie et ses fixettes charnelles qu’il étale à longueur de pages lasse et exige de qui le lit une patience heureusement récompensée par des moments de vraie beauté et d’ahurissantes fulgurances – au bon sens du terme. L’ennui est que, encore une fois, l’un ne va pas sans l’autre. Mais, ainsi que l’a écrit beaucoup mieux que moi dans sa préface Lucien Bodard, au milieu de ces provocations et de cette complaisance, il y a chez Thieuloy une exigence de vérité, loin du chromo et des rêveries psychédéliques qui faisaient florès à l’époque. De cela il ressort que le beau ne saurait être séparé du laid, l’un ne pouvant exister sans l’autre.
Un livre au final magnifique et sordide, pour reprendre les termes de Lucien Bodard qui prouve que Thieuloy n’était pas qu’un pitre aspergeant de ketchup ses contemporains (Ou est la note de teinturerie de Michel Tournier?) Il était bien un écrivain.
A lire? Absolument! A condition de les avoir bien accrochées!

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…