Célébrons aujourd’hui Saint Fidèle de Sigmaringen!

Célébrons aujourd’hui Saint Fidèle de Sigmaringen!

C’est bien les femmes à la cuisine! (Bon, je plaisante, bien sûr!)

« Nous sommes des enfants dans une immense école maternelle ou nous essayons d’épeler le nom de Dieu avec des cubes marqués d’un alphabet qui ne convient pas! »
Tennessee Williams

Aujourd’hui: « The Buddy Holly story » de Steve Kloves (1978)
Le parcours personnel de Buddy Holly, légende du Rock’n’Roll trop tôt disparue à l’âge de 22 ans dans un accident d’avion resté tristement célèbre.
Et nous voila repartis en 1978! Avant d’en finir une bonne fois (Du moins pour le moment) avec l’année susmentionnée, je dois dire que c’est précisément durant ce morceau d’espace-temps que j’ai découvert l’existence du rocker dont traite le film chroniqué ici. C’était en regardant « Les visiteurs du mercredi » ou le film était préenté par Marc Menant (Que je salue au passage, non il ne me connait pas, mais l’intention est là!) Bon, il suffit des mes années moutard et venons en au vif du sujet. Vous l’aurez compris « The Buddy Holly story » appartient au genre du « Biopic », autrement dit de la biographie filmée. L’exercice semble à priori facile, certains pensant qu’il ne s’agit que de la mise en images d’une vie. En fait, et ce bien que cela ne soit pas complètement faux, c’est plus complexe. Peu importe que l’histoire soit ou non réelle, toute la difficulté qui se pose à celui qui la raconte est l’angle qu’il faudra choisir pour la rendre intéressante. De ce point de vue, les biopics souffrent de la paresse de nombreux réalisateurs ou/et scénaristes qui se contentent le plus souvent de suivre l’éternel canevas débuts difficiles/ascension/ excès/rédemption. Ou mort à la fin, autre option possible. Il suffit pour s’en convaincre de voir le travail récemment accompli avec Freddy Mercury ou Elton John.
Steve Kloves, réalisateur assez obscur par ailleurs (Il aurait dirigé un remake de « Mes meilleurs copains » de Jean Marie Poiré) évite ce piège en montrant dès les premières images Holly ayant déjà réussi – à un niveau local- avant de monter davantage. De surcroît, les épisodes clés de la vie du musicien s’enchaînent subtilement évoquant tant l’aspect privé de Holly – l’amitié avec Norman Petty et Jerry Allison, la rencontre avec l’amour de sa vie- que l’aspect artistique – la création de « Everyday et son utilisation du glockenspiel, entre autres- ainsi que le contexte social. Le puritanisme et le racisme de la société américaine, notamment.
Il faut ajouter à cela que les acteurs qui jouent Holly et ses Crickets sont de véritables musiciens, ce qui a du épargner à Kloves le dilemme « Vaut-il mieux un chanteur qui ne sait pas jouer ou un acteur qui ne sait pas chanter? » Charles Martin Smith, Don Stroud et bien sûr Gary Busey dans le rôle-titre sont tous excellents. Il convient de s’attarder un peu sur Busey qui accomplit non seulement une performance d’acteur et de musicien mais aussi physique, il avait en effet perdu 25 kilos semble-t-il pour ressembler à Holly. En fait ce n’est pas vraiment le cas, mais cela n’a que peu d’importance tant l’acteur est crédible.
On peut certes reprocher à « The Buddy Holly story » de manquer d’un peu d’éclat et de souffle, ainsi que sa reconstitution parfois un peu approximative (Le budget n’était sans doute pas élevé) mais il n’en constitue pas moins une des biographies de Rock star les plus réussies à ce jour et se laisse déguster tel un alcool vieilli en fût de chêne. C’est d’autant plus méritoire que l’existence de Holly fut brève et que la personnalité du chanteur se prêtait moins au romanesque que nombres de ses pairs de la même époque.





Célébrons aujourd’hui Saint Georges!

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…