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Célébrons aujourd’hui Sainte Zoé de Rome!

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Aujourd’hui: « L’homme au sang bleu » de Léo Malet (1945)
1938: Alors qu’il se rend à Cannes à la demande du comte de Fabrègues, Nestor Burma assiste à une fusillade ou est impliquée la bande du caid local Chichi-Fregi. Peu après, Burma apprend la mort de son client. Il est bientôt contacté par le frère du défunt qui attend (évidemment!) du détective qu’il enquête sur la mort du comte. Burma met alors les pieds dans un monde ou aristocrates vrais et faux, faux-monnayeurs et passion amoureuse s’emmêlent.
« L’homme au sang bleu », troisième roman des « Aventures de Nestor Burma » se distingue de ses prédécesseurs en cela qu’il ramène le héros à la fin de l’entre-deux guerres et le délocalise à Cannes, une manière pour Léo Malet de retrouver ses racines, lui, le natif sud. Ce n’est pas le seul trait inhabituel puisque Faroud et Marc Covet pointent aux abonnés absents. Toutefois, la belle Hélène est de la partie.
Si l’intrigue est solide, le plus intéressant ici est le milieu décrit, en l’occurrence l’aristocratie survivante (C’est toujours bon de taper sur l’ancien monde dans un pays qui ne s’est jamais remis d’avoir tué son roi, mais assez parlé de ce paradoxe qui me donne de l’urticaire) et ses connexions à priori incongrues avec le « Milieu ».
Roman plus coloré que les précédents Burma, « L’homme au sang bleu »profite du soleil du sud pour éclairer l’abattoir mené par les truands sous l’oeil cynique de Nestor Burma. (Malet écrira plus tard « Abattoir ensoleillé », un de ces romans hors de Burma)

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« Un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer, de dire non. Ensuite il n’a pas à s’excuser. Trop d’hommes agissent selon la direction du vent. Leurs actes disjoints, morcelés, n’ont plus aucun sens. »
Hélie Denoix de Saint Marc

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Les Pom Pom girls sont fatiguées.
Au cours de mes récentes flâneries sur YouTube, j’ai entendu avec sidération qu’l existait depuis peu une troupe de Pom Pom boys. Oui, vous avez bien lu. Pour ceux qui ne le sauraient pas, il s’agit du pendant masculin de Pom Pom girls, ces espèces de majorettes de stade qui, aux Etats-unis, soutiennent les équipes sportives, principalement lycéennes ou estudiantines. Ces demoiselles se montrent au début et à la mi-temps des rencontres en poussant le cri de l’établissement qu’elles représentent, agitant des plumeaux et se trémoussant de manière moins sexy que ludique histoire de ravir les regards masculins tout en restant correctes. Guerrières ou meneuses de l’enthousiasme si l’on se réfère au nom véritable de cette activité « Les Cheeleaders »
C’est ridicule et insigne d’un certain mauvais goût. Mais ça ne fait de tort à personne.
Quelques uns tentèrent d’importer la chose si américaine en France. Sans trop de succès. Puis des énergumènes décidèrent il y a peu de relancer l’affaire dans la localité de Montreuil (Cela a son importance, mais j’y reviendrais) en adaptant cet art si féminin de remuer du croupion aux hommes.
Bien sûr, la presse de gauche féministe frétilla d’aise devant cette manifestation visant à « bousculer les codes de la virilité ». Quant à l’un des « pratiquants », il alla jusqu’à affirmer que ce qu’ils faisaient lui et ses semblables était beau. Il est vrai que le spectacle de bonshommes en short agitant des plumeaux est un régal pour les yeux, surtout quant les impétrants sont pour beaucoup gras et mal bâtis. Ce genre de spectacle est déjà grotesque lorsqu’il reste dans le domaine des femmes, il devient affligeant quand des hommes s’y collent, surtout quant il devraient éviter de se montrer. Mais c’est pour la bonne cause! Pour « bousculer les codes de la virilité ». En fait, non. Il s’agit ici de la détruire. Quoiqu’il est permis de se demander s’il reste quelque chose de masculins à ces ces hommes majorettes. Mais qu’attendre d’autre de Montreuil, enclave bobo-gauchiste dans la si racaille Seine Saint Denis?
Pour se consoler, on regardera cette photo des Pom Pom girls coquines de « Debbie does Dallas »
Merci à la chaîne de Kroc blanc ou j’ai pêché la nouvelle.






