Les masques encore et toujours…Ceux des super héros italiens du crime, Mister X, Diabolik, Kriminal, Satanik. Il y a bien des gentils aussi, l’italien Superargo; espion discret dans sa tenue rouge, ou la femme chauve souris venue du Mexique…
Avertissement préalable: cet article aura un goût de réchauffé et c’est bien normal, nombre des images présentées ici l’ont déjà été. Mais vous le savez, les masques font partie de mes marottes. Ce qui explique leur présence récurrente. En y repensant il y a peu, je me suis rendu compte qu’i y manquait des choses. Aussi, considérez cet article comme la version augmentée de ses prédécesseurs!
Ah, le masque. Celui des héros maléfiques comme Fantomas, positif comme Batman, ou le catcheur ou plutôt le Luchador El Santo, l’homme au masque d’argent des rings et des films du Mexique, des héros bouffons Rat Pfink & Boo Boo, création du rocker Ron Haydock et cinéaste excentrique Ray Dennis Steckler, le masque de notre Belphégor national emblème même du mystère!
Aujourd’hui: « Roger Nimier, trafiquant d’insolence » de Olivier Frébourg (1990)
Biographie de Roger Nimier, figure phare du mouvement littéraire des « Hussards »
Olivier Frébourg journaliste au « Figaro » trace ici un portrait tendre, plein d’humour et d’érudition sur une figure aussi attachante que complexe de notre littérature. Nimier, déjà abordé dans ces colonnes, est en effet un personnage difficile à aborder tant son image souffre de l’ombre projetée par son décès tragique dans un accident de voiture. Il est à cause de cette mortelle circonstance considéré comme un suicide ou à tout le moins comme l’aboutissement d’une oeuvre peuplée de personnages flirtant avec la mort. Frébourg s’applique, comme le fit un ami de Nimier Antoine Blondin, à effacer cette légende pour remettre les choses à leu juste place. Certes, Nimier était effectivement rongé de n’avoir pu combattre car arrivé trop tard pendant le conflit mondial. Mais si cette frustration a nourri nombre de ses livres, l’homme souhaitait d’abord et avant tout écrire. Il eut d’autant plus de mérite à avoir cette ambition (qu’il réalisa, bien entendu) face à l’existentialisme alors tout puissant devant une droite décapitée par l’épuration.
Un ouvrage intéressant qui initiera les néophytes et ajoutera à la bibliothèque des connaisseurs, lesquels apprendront peut-être eux aussi des choses car, pour être court, le livre est riche!