
Catégorie : Non classé
-
Aujourd’hui: « Les tambours de bronze » de Jean Lartéguy (1965)
Intrigues autour d’un coup d’état manqué au Laos. Au centre de cette agitation, il y a le héros, Antoine Gibelin, espèce d’homme à tout faire de l’aventure, à la fois effacé et efficace. Diplomate, contrebandier et héros de la guerre contre les japonais, il fait honneur à sa race, celle des aventuriers, qu’ils soient volontaires ou non.

Publié en 1965, « Les tambours de bronze » appartient à la veine asiatique déjà fournie de Jean Lartéguy. Ce roman affiche les caractéristiques de son auteur: personnages colorés, documentation historique et journalistique solide mais jamais pédante, rebondissements nombreux, construction intelligente. Avec en plus ce mélange de sensualité, de nostalgie et de pessimisme viril propre à cette génération d’écrivains qui avaient trempé dans la guerre – ou que la guerre avait trempé. Comme il vous plaira. Toutefois, « Les tambours de bronze » se distingue en cela que l’humour y tient davantage de place et ensuite à ce qu’il s’attaque à un sujet un peu ignoré par l’histoire: le Laos. Ce pays fut en effet beaucoup moins couvert que le Vietnam ou le Cambodge, autres composantes de nos possessions en Asie. Non que ce petit territoire fut mal aimé, il fut traité tel un frère cadet qu’on aime bien sans trop le regarder. Lartéguy répare cette lacune par ce livre et emporte une nouvelle fois son lecteur dans une épopée des temps modernes.
A lire!
-
Ce restaurant paraît-il excellent situé à Biarritz.

-
Aujourd’hui: In the Navy!
L’été se profile (Bis!) Que diriez vous d’une marinière, voire d’un bachi afin de vous la jouer Popeye? Ou alors peut-être préféreriez-vous coiffer la casquette et la veste de l’officier? Trêve de plaisanterie, l’uniforme de marin a toujours fasciné. Il est présent dans la culture populaire, le cinéma, la chanson ou la bande dessinée. Oui, il est partout, depuis le mangeur d’épinards des années 30 – inspiré par une personne réelle, un ancien marin vantard du nom de Frank ‘Rocky » Fiegler- jusqu’à ses récupérations « Queer » Marlène Dietrich travestie en « Pacha » (Terme de marine désignant le commandant) ou plus tard Grace Jones ou les équipages ambigus de Jean Genet animés à l’écran par Fassbinder, voire les Village people (Ils avaient leur place ici, vu le titre!)
Si on se contente de la marinière, il y a des célébrités qui se sont emparés de ce maillot crée en 1858 à l’usage des matelots militaires, gloires hollywoodiennes comme Anthony Perkins et bien sûr James Dean. Chez nous on ne sera pas en reste avec B.B qui le magnifiera.
Et puis il y a ceux pour qui la tenue est autre chose qu’un accessoire. Le futur Sentenza Lee Van Cleef aura été dans la U.S Navy et gagné une « Bronze star » Quant au « Screaming kid » Gene Vincent, il fut lui aussi membre de la Marine américaine mais en temps de paix.
Et enfin, il y a de vrais héros qui inspirent le cinéma, tel Pierre Guillaume qui donna naissance au personnage de l’officier rebelle joué par Jacques Perrin dans « Le crabe tambour »

Popeye et son modèle Frank « Rocky » Fiegler.

Velasquez, tueur désormais repenti de Pablo Escobar.


Zachary Scott et sa marinière rouge dans « La femme du hasard » (« Flame of the islands » Etats-unis, 1956) de Edward Ludwig






Trois versions de l’uniforme portées par Jacques Perrin « Le crabe-tambour »de Pierre Schoendoerffer (1977, France)




Brad Davis et Franco Nero incarnant les créatures de Jean Genet dans « Querelle » de Rainer Werner Fassbinder (RFA, 1982)




-
Célébrons aujourd’hui Sainte Blandine de Lyon!






