Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma international

Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie.

« Flic story » de Jacques Deray (France, 1975)

La traque d’Emile Buisson, dangereux truand de l’Après-guerre, par le commissaire Borniche.

Le jeu du chat et de la souris. Qui vaut d’abord par la mise en scène solide et classique de Jacques Deray. Et ensuite pour le parallèle entre Borniche le chasseur (Alain Delon) et Buisson la proie (Jean Louis Trintignant) Chacun ayant leur code. La rancune érigée en règle d’or pour Buisson, le professionnalisme et le refus de toute brutalité inutile pour Borniche (Parce que son frère a été torturé par la Gestapo)

D’accord. Mais ou est la folie là-dedans? Dans le caractère obsessionnel qui confine à la démence de Buisson. Trintignant montre avec beaucoup d’habileté le dérangement de son personnage. Toujours froid voire glacial, loin des explosions – souvent brillantes- d’autres acteurs, il campe un psychopathe tranquille et d’autant plus effrayant. Buisson n’explose jamais ou presque. Parce qu’il se cache le plus souvent, ne se révélant que par instant quant il confie son goût pour Edith Piaf ou explique pourquoi il lit le Figaro. Ou quant il parle devant Borniche du sort qu’il réserve à l’homme qui l’a dénoncé. La voix off qui commente l’action précise que ce sera la seule confidence du truand.

Un bel exemple de démence froide.


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