Aujourd’hui: Gloire aux fausses blondes!
Troisième chapitre: Barbara Valentin
Faisons si vous le voulez bien un détour par l’Europe et plus précisément l’Allemagne et plus précisément la RFA. Oui, la Deutsche federal republik, la Germanie de l’ouest, celle du temps ou la terre tudesque était coupé en deux, celle du mur à Berlin, de la bande à Baader et du professeur Muller cher à Jean Pax Meffret. Quand leurs homologues de l’Est forniquaient sur commande, roulaient en Trabant et s’illustraient par des exploits sportifs douteux, les allemands de l’ouest quant à eux se gorgeaient des fruits de la croissance et apportaient leur contribution au cinéma d’exploitation. Outre les fameux « Krimis » et autres « Edgar Wallace », il y eut quelques égarés tel « La femme nue et Satan » ou encore « Le mort dans le filet », deux films ou apparaissait une jeune actrice autrichienne du nom de Ursula Ledersteger, plus connue en tant que Barbara Valentin. Elle squatta tout au long des années 60 l’exploitation teutonne, espionnage, drame olé olé, etc, elle fut bel et bien de la fête. Son opus maximum en la matière fut une version moderne de « Carmen », l’oeuvre de Mérimée devenant ici « Carmen baby », réalisée par l’américain Radley Metzger en 1967. Pour la petite histoire, le film faillit ne pas se faire, la poitrine de l’actrice ayant singulièrement augmenté suite à sa grossesse. Mais bon passons sur les problèmes pneumatiques si vous voulez bien.
A l’aube des années 70, Barbara Valentin négocia un sérieux virage dans sa carrière en se tournant vers un cinéma plus intellectuel. Quoi de miuex pour cela que d’aller chez le gourou du 7ème art allemand: Rainer Werner Fassbinder. Elle joua pour ce dernier dans « Effi Briest » adaptation du classique de Theodor Fontane, la série télévisée de science fiction « Le monde suspendu » ainsi que la version (toujours pour la télévision) de « Berlin Alexanderplatz » d’après le livre de Alfred Doblin, « Tous les autres s’appellent Ali » et « Le droit du plus fort »
Dans les années 80, bien que très demandée (Notamment à la télévision dans la soporifique série « Un cas pour deux » quiremplça « Derrick » dans les maisons de retraite), la comédienne peine à joindre les deux bouts. Aussi accepte-t-elle un poste de barmaid au « Frisco », boîte de nuit cuir gay mais pas seulement. D’un mal naissant parfois un bien, cet emploi lui permet de rencontrer Freddy Mercury avec lequel elle entretiendra une belle relation amoureuse.
Bon ,au suivant!












