Aujourd’hui: Ronnie Self
« Forget about the danger and think of the fun… »
« Oublie le danger, pense au frisson… » Ces vers tirés de « Ain’t am a dog » résonnent curieusement en regard du destin décevant de Ronnie Self. Ce rocker prometteur entra en fanfare avec le sauvage « Bop a Lena » que lui avaient écrit Mel Tillis et Webb Pierce. Il décrocha un Grammy award pour la « Best sacred performance of the year » en 1959 puis brûla plus tard sa récompense devant l’immeuble de Columbia qui l’avait signé.
Constat d’échec.
Trop entier, trop colérique, aussi agité à la ville que sur scène, l’homme dut de ne pas réussir à un tempérament qu’il ne savait pas maîtriser. Et pourtant, et pourtant, l’artiste ne manquait pas de qualités. Souvent auteur de son répertoire, compositeur inspiré créant un Rockabilly à la fois hargneux et swingant ( « Big fool », « Petrified », « Pretty bad Blues ») Il excellait aussi dans la ballade (« Three hearts later », « Bless my broken heart ») et même dans la Novelty (« Ugly stick », « Go go the cannibal », « Houdini ») Il était capable, sinon de tout, au moins de beaucoup. Ce ne fut d’ailleurs pas pour rien que Brenda Lee fit appel à lui, Brenda Lee pour laquelle Self composa le mid-tempo « Sweet nuthin’s » et le slow mythique « I’m sorry ». Les deux titres remportèrent un succès considérable, ce qui cependant n’aida pas le musicien qui sombra dans l’oubli, sans même devenir une légende audite comme Gene Vincent ou Vince Taylor. Cependant, une bonne action n’étant jamais perdue, quelqu’un au début des années 2000 se souvint de lui. K.D Lang, madone lesbienne des cowboys qui reprit sur son album » A truly western experience » « Bop a Lena ». Grâce lui en soit rendue!






