Aujourd’hui: Les auto-tamponneuses.
Certains parmi vous se souviennent peut-être de cette série documentaire de Daniel Costelle « Histoire des inventions ». L’un des chapitres de ce document fleuve mais passionnant s’intitulait « Inventer pour le plaisir ». Il fermait le cycle consacré à des thèmes plus sérieux mais il prouvait que l’auteur avait à coeur de ne rien négliger. Et laissait peut-être entendre que le plaisir et l’utile ne sont pas forcément incompatible. Plusieurs objets allient ces deux aspects, parmi lesquels l’automobile. La voiture qui peut devenir un jouet à l’occasion. L’auto à pédales des enfants ou pour les plus grands: l’auto-tamponneuse. Inventée par les frères Max et Harold Stoehrer (Pourquoi tant de paire de frères dédiée aux inventions? Je vous le demande!) aux Etats-unis en 1920, sur une idée d’un certain Victor Levand. Elle ne tarda pas à envahir les fêtes foraines d’Amérique puis celles du monde.
En France, elle s’imposa véritablement en 1929 sous l’impulsion de Gaston Reverchon qui régna sur ce marché sans concurrence nationale. Les autres ténors en la matière étant étrangers: américains (Lusse), Allemands (IHLE), italiens (Sol, Barbieri et Bertazzon) ou britanniques (Supercar)
Mais au-delà de ces aspects techniques, il y a la nostalgie des fêtes foraines ou se côtoyaient voyous, bourgeois et prolos qui, emmenés par les enfants, retrouvaient un instant les plaisirs simples…







Un clin d’oeil à Nestor Burma!

Photos extraite de l’atelier de Lomik Savina, restaurateur passionné du Finistère!

