Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Littérature française

Aujourd’hui: « Du Rebecca rue des rosiers. » de Léo Malet (1958)

La découverte du cadavre d’une certaine Rachel Blum donnée par un peintre ami de Nestor Burma amène ce dernier à éventer la guerre secrète que se livrent dans le IVéme arrondissement anciennes victimes de la collaboration et leurs bourreaux cachés dans la capitale.

« Du Rebecca rue des rosiers » fait écho aux premiers opus de la série en cela qu’il renvoie à l’occupation, à cette différence près toutefois qu’il aborde le thème de l’Holocauste, évité pour des raisons évidentes dans les livres précédents rédigés pendant la guerre. Cependant, même à la fin des années 50, il n’était pas si évident de traiter cet aspect de l’Histoire, les survivants du génocide étant priés de se faire discrets. De surcroît, Malet évoque cette frange de la pègre compromise avec les nazis, la carrelingue, la rue Lauriston et le tandem Bonyom/Laffont, ou quand la loi et le crime se donnaient la main dans l’horreur. Il y a aussi une touche personnelle par le personnage de Samuel Aaronovicz, casquettier pour le moins trouble auquel l’auteur donne ironiquement les traits de Léon Trotski. Mais si Aaronovicz a l’air de Lev Davidovitch, il n’en a pas le courage. Une façon comme une autre pour Malet d’enterrer ses rêves révolutionnaires de jeunesse, à lui ancien anarchiste désabusé (Et qui avait semble-t-il connu personnellement Trotski, à vérifier) Une excellente cuvée que cet avant-dernier tome des « Nouveaux mystères de Paris.3


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