Aujourd’hui: « Les eaux troubles de Javel » de Léo Malet (1957)
Parce qu’Hortense Demessy, enceinte et sans le sou, lui a demandé de retrouver son mari, ancien clochard devenu manoeuvre, Nestor Burma au fil de rencontres bigarrées tombe sur un trafic d’armes lié au FLN. A défaut du mari coupable d’abandon de domicile.
Des cadavres à la pelle, un passage à tabac, des personnages hauts en couleur (Notamment la voyante Zorga Tinéa dite « La pythie respectueuse » selon Burma) bref, le cocktail habituel de la série. Avec quelques épices en plus toutefois. Une visite de friches industrielles au coeur de Paris, annonçant le début de la fin des quartiers populaires (Déjà!) les pittoresques de l’époque (Le bal de la rue Blomet, qui portait un autre nom dans ces temps reculés) et surtout le contexte historique avec le FLN en embuscade. Le peu de goût de Léo Malet pour les extra-européens est ici confirmé, ce que Jacques Tardi tourna en dérision quant il illustra le présent volume en gratifiant une case du slogan « FLN vaincra » -Ce que Malet ne lui reprocha d’ailleurs pas. Par ailleurs, une certaine mélancolie contrebalancée par l’humour typique du personnage et de son auteur.


