Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Littérature française

Aujourd’hui: « 120, rue de la gare » de Léo Malet (1943)

Revenu à la vie civile après un séjour dans un camp de prisonniers, Nestor Burma se retrouve embringué dans une affaire de meurtre qui va lui faire rencontrer le médecin qui a permis sa libération…

Premier roman mettant en scène le célèbre détective privé Nestor Burma, « 120, rue de la gare » pose les bases de l’univers de ce personnage et de ses satellites. la secrétaire Hélène Châtelain, le commissaire Faroud et, bien sûr le correspondant du « Crépuscule » (Familièrement appelé « Le crépu) Marc Covet.

Outre cet univers, ce sont les figures et les thèmes bientôt familiers de l’auteur, qui sont ici définis. Les individus qui ne sont pas tout à fait ce qu’ils semblent être, la critique sociale destinée à la bourgeoisie mais pas que, les passages à tabac et les réflexions ironiques du « Privé » Burma. Entre autres. « 120 rue de la gare » n’est pas le meilleur de la série mais il en est le prototype et constitue une réponse aux créations anglo-saxonnes- devenues à juste titre des classiques à juste titre, il ne s’agit nullement de dénigrer quiconque- auxquelles il ressemble sans les copier. Portrait d’une époque comme le seront ses successeurs, roman policier – évidemment- et oeuvre littéraire à part entière, il constitue une très belle introduction à un de nos monuments. A lire? Absolument!


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