Alexandre Léger auteur rétro

Réflexions

Aujourd’hui: De Jésus, de Pâques et des twisters….

Bientôt Pâques, autrement dit pour nous catholiques – et pour les chrétiens en général- la résurrection. Cela prend, non une importance supplémentaire, mais une tournure particulière à l’heure ou notre pays longtemps sécularisé retrouve la foi. Il suffit pour s’en convaincre la recrudescence de baptêmes à laquelle on assiste en France depuis déjà plusieurs mois. Un peu de lumière et d’espoir dans un monde rongé par la LFI, et autres termites gauchistes.

Il n’empêche que la religion, notre religion, le catholicisme n’est jamais partie. Il n’y a pas de ce « retour du refoulé » cher à papa Freud. L’époque difficile que nous traversons nous ramène à ce que nous sommes. C’est tout. C’est beaucoup, cela dit. Mais si quelque chose prouve cette présence inconsciente de la spiritualité – y compris lors de temps plus aimables- c’est la référence au Christ et à la Bible dans la culture populaire. Cela fut particulièrement vrai à la fin des années 60. L’ère des hippies à qui je ne sais plus quel évêque américain trouvait « quelque chose de bon » . Les chevelus d’alors affichaient certes un look qui pouvait prêter à confusion et Broadway non content de s’emparer d’eux (‘Laissons entrer le soleil ») alla jusqu’à faire d’une pierre deux coups en mêlant la Bible et les enfants fleurs dans le célèbre « Jésus Christ superstar » (‘Ich bin nicht ein superstar » rétorquait Klaus Kinski, mais ce n’est pas le sujet) ou encore « Godspell » (Dont la version française révéla Dave et Daniel Auteuil)

De leur côté, les anciens twisters futurs piliers de la variété française s’y mirent à leur tour en plein passage à vide (Sans parler de Jean Yanne dans son excellent « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ») Eddy Mitchell incarna le temps d’une chanson « Mon nom est Moise », quand à Johnny, il déclara « Jésus Christ est un hippie ». Assertion qui lui valut quelques soucis avec le Vatican. Cela devait lui apprendre à dire n’importe quoi et accessoirement à se fier à Philippe Labro, auteur de ce chef d’oeuvre de poésie moderne (Euh?)

C’est la fin de ce billet, que je conclurai en vous souhaitant à tous d’excellentes Pâques!


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