Aujourd’hui: La style Psycho!
On les reconnaissait à leur jeans passés à la Javel, leurs Doc Martens montantes, leurs creepers, et leurs blousons de Base Ball (Non, on n’appelle pas ça un Teddy!, mai j’y reviendrais dans un autre article.) leurs perfectos constellés de badges, patches et pochoirs. Mais surtout, au milieu de ce vestiaire qui empruntait autant aux années 50 qu’aux punks (Voire aux skinheads) ce qui les distinguait, c’était leurs coupe de cheveux. A mi-chemin entre la crête et la « Quiff » (Nom anglais de la Pompadour, ce qu’on nomme de manière inappropriée en français la « banane ») une espèce de nageoire de requin surmontant un crâne aux côtés rasés. « Take a razor to your head… » comme chataient les Sharks sur leur album éponyme en 1983. Mais il y avait une logique là-dedans, le mouvement Psychobilly étant syncrétique, le look qui l’accompagnait devait l’être. Les psychos suscitaient tantôt l’amusement, tantôt l’inquiétude, ces garçons et parfois leur pendants féminins, pouvant parfois se montrer violents, en particulier sous l’empire de spiritueux. D’aucuns auraient pu croire que ce style excessif aurait du disparaître avec la décennie qui l’avait vu naître, les années 80. Or, à la surprise générale, non seulement le genre survécut contre vents et marées mais aussi…la coiffure! Preuve en est sa réinvention par les barbiers bataves de Schorem, maîtres de l’élégance capillaire alternative, avec leur modèle préféré l’inénarrable Pako, sorte de version chevelue et Rock’n’Roll d’Agécanonix.
A bientôt!












