Aujourd’hui: Boz Boorer et les Polecats.
Martin « Boz » Boorer, leader des Polecats, fut et demeure une figure majeures des « Cats » anglais. Succédant aux Teddy boys qui traînaient une réputation de « brutes racistes remplis de bière »., les Cats étaient ouverts, venant souvent d’autre scènes – notamment Punk- convertis au son 50s, souvent suite à la résurrection du Rockabilly initiée aux alentours du milieu des années 70 qui perdura jusqu’au milieu de la décennie des années 80. Ce fut en gros ce parcours suivi par Boz, d’abord fasciné par les frères ennemis des plateformes et du mascara pour hommes, à savoir Bowie et Bolan. Puis de fil en aiguille, le natif du Middlesex découvrit la réédition des « Sun sessions », autrement dit les premiers enregistrements du King. Puis, il forma les « Cult heroes » préparant avec d’autres la seconde vague Rockabilly, ironiquement favorisée par le mouvement Punk qui avait pourtant hurlé qu’il ne fallait plus ni « Elvis, ni Beatles, ni Rolling stones! » Mais, et là j’ouvre une parenthèse, le Punk était en un sens un retour vers le passé, le caractère primitif des premières heurs du Rock. Qui devait en un sens aboutir à un regain d’intérêt pour des styles qui sommeillait suite au maelstrom de la fin des années 60.
Les « Cult heroes » changèrent de nom devenant les Polecats, se faisant remarquer par « The Polecats are go » en 1981, sans doute l’un des disques les plus importants de la sphère avec ce « In Heaven » des Meteors et celui des Stray cats. Manifeste par le simple « Rockabilly guy » dont le titre annonçait la couleur. Toutefois, et c’était tout l’intérêt de la démarche du groupe, il y avait une volonté de ne pas faire « Rétro », en dépit d’un amour affiché pour le rythme 50s. Et accessoirement envoyer un camouflet à tous ceux persuadés que les amateurs de cette musique ne seraient que des nostalgiques accros au chromos plutôt qu’à une musique. (Le fameux refrain « T’aurais voulu vivre cette époque? » « En fait c’est un intérêt romantique! » et autres affirmations pleines de péremptoire sottise) En effet, l’album comptait une reprise de Bolan « Jeepster » et de Bowie « John, I’m only dancing » adaptés en Rockabilly, rappelant la substance musicale de la chose.
Par la suite, le groupe continua avant d’alterner périodes de sommeil et reformations tandis que Boz cumula enregistrements personnels (Mélangeant compositions et reprises) et collaborations avec d’autres artistes, la plus connue et la plus durable étant celle avec le Moz (Le Moz rencontre le Boz, ça rime!) eh oui Morrissey en personne auquel Boz apporta une touche Rock’n’Roll qui permit au mancunien de relancer sa carrière suite à la dissolution de son groupe.
Sur ce, à bientôt!








