Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Style

Aujourd’hui: Vestiaire gangster, fin.

La fin du costume dans la pègre?

Pour conclure et faire par là même le lien avec le chapitre précédent, vous l’aurez remarqué et c’et d’ailleurs la raison pour laquelle vous lisez ce blog, tout les films traités ici appartiennent au passé. Années 70, années 80, films contemporains de leur époque ou en costumes. Peu importe. Tous ont en commun de refléter un temps ou l’habillement comptait pour la pègre – loin des joggings et des casquettes de base ball- comme un attribut de leur pouvoir quant ils en avaient un, ou comme la volonté de l’acquérir. S’agissant des fantassins du crime, ces derniers devaient soigner leur image. Lucky Luciano se montrait exigeant sur ce point, quant à son associé Meyer Lansky, il recommandait à ses troupes d’éviter le clinquant.

Quant à Jimmy Hoffa, il détestait le débraillé. Un épisode refléta cette conviction, épisode relaté dans le film de Martin Scorsese « The irishman ». Mais de quoi retournait-il? L’incident, car il faut bien l’appeler ainsi, se déroula lors de la rencontre du syndicaliste avec un patron de la Mafia de Miami Tony Provenzano dit « Tony Pro », lequel s’était montré devant Hoffa en short et chemise à fleurs! Il provoqua pour cela l’ire de Hoffa. Cette anecdote serait-elle à l’origine de la décadence vestimentaire de notre époque?

Allez savoir!

N’importe comment, en marge du sartorialisme ambiant des années susmentionnées, il existait également une certaine décontraction non dépourvue d’allure dont la pièce la plus emblématique demeure la veste en cuir, idéale pour remplir un contrat dans une ruelle. Mais pas lors d’une réception, ainsi que le fait remarquer Al Pacino, Michael Corleone vieilli du « Parrain III » à son neveu Vincent Mancini campé par Andy Garcia lorsque celui-ci débarque avec sa dégaine de tueur au beau milieu des festivités. On retrouve la fameuse veste sur les épaules de Johnny Depp, flic infiltré de « Donnie Brasco » ou celles de Robert de Niro en Frank Sheeran, assassin supposé de Jimmy Hoffa, dans « The irishman » et bien sûr celles de Ray Liotta dans « Les affranchis »

Le polo aux couleurs vives est prisé quant à lui pour les moments de détente, Henry Hill buvant avec ses copains dans « Les affranchis » ou Jimmy Hoffa goûtant au repos éternel en polo bordeaux dans « The irishman ».

Il y a pour l’intérieur le cardigan, simplement rouge pour Pacino dans « Le parrain III » ou celui bigarré de Joe Pesci dans « The irishman ». Enfin, il y a aussi le survêtement, pour chez soi comme Lefty/Pacino dans « Donnie Brasco » ou pour un séjour en cabane comme celui de Ray Liotte dans « Les affranchis ». Déjà, le mal se dessinait..


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