Aujourd’hui: « Coplan sauve sa peau. » de Yves Boisset (1967)

Francis Coplan alias agent FX-18 vient de subir une nouvelle opération esthétique (Pratique comme l’acteur changeait tout le temps, ça justifiait le changement de binette!) et se lance cette fois sur la piste d’un grand méchant( Il est défiguré, allemand et s’habille en noir, look de grand méchant, quoi!..) qui fait joujou avec la science et ce afin de détruire la planète. Des femmes sont torturées, Bernard Blier apparaît en contact turc et Roberto, le célèbre nain ( Dont je ne sais plus s »il est ici avec son acolyte Cacao) joue un homme de main lilliputien et malicieux. Je n’en dis pas plus sur le scénario, toujours identique dans ce genre de film. Pour le reste, c’est de la violence pour rire bourrée de gadgets de jolies filles et de pittoresque. Sans oublier l’exotisme, ici c’est à Istanbul que ça se passe.


Passons maintenant à la critique. Ou plutôt l’hommage. Vous le savez certainement, Yves Boisset vient de nous quitter. Célèbre pour ses polars aux thématiques sociales et/ou politiques, marqué à gauche (Bizarre cette expression qui évoque l’animal, mais bon…) assez talentueux pour faire passer un torchon anti-français « Dupont Lajoie » mais assez honnête pour reconnaître le rôle de membres de l’Action Française dans le téléfilm sur Jean Moulin (Avec un, comme toujours, pitoyable Charles Berling). Opinion politique mise à part, il faut retenir du cinéaste qu’il était un professionnel, formé à la dure école des assistants réalisateurs en Italie (Il y croisa notamment Riccardo freda, légendaire metteur en scène du cinéma populaire transalpin) et de ce qui tenait lieu de Série B tel ce « Coplan sauve sa peau »; énième numéro d’une de ces séries enfantées par le succès de James Bond, la plus célèbre demeurant évidemment « OSS 117 ». C’était dur mais formateur et cela permettait aux plus doués d’embrayer sur mieux.

C’était dur mais sélectif. C’était dur mais encore une fois formateur. Cela valait mieux que les subventions qui tiennent lieu de Sésame. Et cela donnait Yves Boisset. Merci et reposez en paix.

