Aujourd’hui: Johnny Horton.
Il connut une enfance misérable ballottée entre le Texas et la Californie, au gré des déplacements de sa famille de métayers. Il mourut dans un accident de voiture qu’il avait parait-il pressenti au point d’apprendre à conduire en cas de collision. Entre temps, il fut un chanteur à succès dans le monde de la Country. Il développa un style très personnel largement consacré à l’histoire américaine. Ses chansons évoquaient la révolution, la guerre de sécession, ou la bataille de la Nouvelle Orléans (Son titre le plus célèbre sans doute) Il ne dédaignait pas pour autant l’humour ou le romantisme. Il fut aussi un grand ami de Johnny Cash qui vit sa mort comme la perte d’un frère. Et comme l’homme en noir, il tâta avec bonheur du Rockabilly dans son album « Honky tonk man » Et, semble-t-il avec conviction, contrairement à d’autres qui ne firent de détour par le genre que pour sacrifier à ce qu’ils appelaient une « mode », tel George Jones. Il laissa au genre quelques perles « Honky tonk hardwood floor » (Avec sa sublime basse électrique) « I’m comin’ home » « I’m a one woman man » et surtout le délirant (Et peut-être son meilleur dans ce registre) « Cherokee boogie »
Il croisa Elvis lors de l’émission de radio « Louisiana hayride », ce qui lui donna le privilège d’être des rares à entendre la phrase « Elvis has just left the building » prononcée par l’animateur pour calmer l’hystérie ambiante suite au départ du King.
Johnny Horton mourut dans un accident d’automobile, comme il l’avait prévu en 1960, période décidément funeste pour les talents, entre Buddy et Patsy Cline. A croire que le destin s’acharnait à plaisir sur les talents.






