Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Les excentriques du Rock’n’Roll.

Aujourd’hui: Jody Reynolds

Et le Rock’n’Roll lent, alors? La ballade Rock est un genre en soi. Et difficile. Car le risque est grand de sombrer dans le sirop ou la banalité. Roy Orbison, Buddy Holly ou les Everly Brothers furent des maîtres en la matière. D’autres moins connus, s’essayèrent avec plus ou moins de bonheur à l’exercice. Jody Reynolds fut de ceux là, laissant à la postérité deux titres splendides « The fire of love » et « Endless sleep » deux titres lents et mélancoliques dans lesquels certains virent les regrets d’un amoureux privé de l »élue de son coeur. Sans doute par la mort. Quoiqu’il en soit et ce en dépit de leurs belles mélodies, ces chansons ne rencontrèrent qu’un succès modeste. Mais le temps leur offrit une revanche méritée. Vince Taylor inscrivit « Endless sleep » à son répertoire. Plus tard « The fire of love » fut repris par le MC5, les Cramps et le Gun club. Outre cette reconnaissance d’artistes qui, pour beaucoup, n’étaient pas nés quand Reynolds sortait les disques susmentionnés, les deux titres figurèrent sur de nombreuses compilations Rockabilly lors du grand revival des années 70. Mais à la différence de certains de ses pairs, notamment Hank Mizell (L’auteur de l’immortel « Jungle rock ») Reynolds ne profita pas de ce regain d’intérêt, devant se contenter d’écrire parfois pour les autres (Comble de manque de pot, Elvis mourut avant qu’il eut pu enregistrer le matériel que Reynolds avait composé à son intention!) et de vendre des instruments de musique à Hollywood…Triste.


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