Césars, Victoires, récompenses et tribunes…
Vous l’aurez sûrement remarqué, depuis un certain temps, les cérémonies de récompenses à l’usage du monde du spectacle ne sont plus ce qu’elles étaient. Mais depuis quand, au fait? Sans doute depuis les tampons hygiéniques ornant les oreilles d’une Corrine Masiero montant sur scène presque nue, justifiant cette obscénité par des revendications sociétales – notamment. Plus récemment, lors des Victoires de la musique, il y eut pour faire parler et accessoirement pousser la chansonnette Lucky Love. Un jeune homme homosexuel moustachu et manchot.Il fallait bien retenir l’attention, surtout avec cette absence de voix et sa chanson pleurnicharde servie (?) par une mélodie insipide. Sans compter les danseurs sortis d’un hôpital (Effet « Emilia Perez »?) le tout sur fond de message contre les phobies qui minent le monde actuel, en particulier la grossophobie.
Bon. Certains me reprocheront tant de méchanceté. J’assume. Mais qu’on ne se méprenne pas sur le sens de mes propos, lesquels ne visent que la nullité que le soit disant artiste tente de cacher par une rhétorique qui se veut subversive. Non que l’homosexualité ou le handicap ne posent plus de problèmes. Ayant moi-même un handicap, je parle en connaissance cause. Toutefois, certains états ou certaines situations sont mieux vécus et mieux acceptés que par le passé. Aussi me semble-t-il bon de rappeler qu’il y eut un temps ou les moeurs étaient beaucoup plus réglementées, parfois par la loi, entraînait des sanctions et bien souvent le rejet. Pour dire les choses en un mot, concernant l’homosexualité était vue alors comme une infirmité.
Nous sommes loin de cela.
Loin de l’époque de Little Richard, de son compère Esquerita et de son inspirateur Billy Wright. Tous les trois noirs, tous les trois homosexuels durant les années 50 aux Etats-unis. Un temps et un lieu ou il ne faisait pas bon appartenir à l’une ou à l’autre de ces minorités. Encore moins appartenir aux deux. Et pourtant, ces trois musiciens menèrent leur carrière avec plus ou moins de succès, mais sans jamais pleurer. Soit, le contexte ne s’y prêtait guère, mais Wright, Esquerita et Little mettaient en avant leur musique, sans cacher pour autant leur différence. Les lunettes noires à monture blanche de Esquerita, le fond de teint et le mascara de Little Richard étaient autant de signes qui ne trompaient pas. Tout en participant au spectacle.
Sur ce, je vous laisse avec ces quelques images…

BillyWright

Esquerita

