Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers-Lieux légendaires.

Nouveau titre pour une rubrique qui ne l’est pas, cette dernière existait en effet déjà sous le nom des mauvais lieux. En raison de sa connotation négative et réductrice, comme me l’a fait justement remarquer un ami internaute, j’ai donc changé mon fusil d’épaule.

Sans plus attendre, voici un nouvel article dans cette rubrique à la fois ancienne et nouvelle!

Aujourd’hui: l’hôtel Continental, Saigon.

Parmi les un symboles de la présence française en Asie, l’hôtel Continental pèse de tout son poids. Lieu ultime de la colonisation pour les uns, image de la puissance française Outre-mer pour les autres, l’établissement fut dédié au plaisir et au repos mais aussi asile des journalistes, alcôve de tout les secrets et de leurs service compétents. Il trônait dans ce qui s’appelait la rue Catinat, artère principale de Saigon, autre image forte de la période française, et qui se nomme désormais la rue Ho Chi Minh. Il fut crée à la fin du XIXème siècle, connut plusieurs propriétaires dont le Duc de Montpensier mais ne connut son heure de gloire quant il fut pris en main en 1922 par Mathieu Franchini. Ce natif de la Corse abandonna une carrière d’instituteur pour se consacrer à l’hôtellerie, ce qui fut apparemment une bonne chose. Lucien Bodard prétendit dans son chef d’oeuvre « La guerre d’Indochine » que le sieur Franchini tâta également du Milieu mais y renonça vite, la pègre le trouvant peu courageux. Il n’en trempa pas moins dans de drôles d’affaires, telles celle des Piastres, ce qui lui valut de comparaître lors du procès suscité par le scandale susmentionné.

L’hôtel survécut à la défaite française à Dien Bien Phu et même à Franchini auquel son fils succéda.

Quelques images pour se souvenir…

Mathieu Franchini


Laisser un commentaire