Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Littérature britannique.

Aujourd’hui: « The devil rides out (Les vierges de Satan) » de Dennis Wheatley (1934)

Le duc de Richleau et ses compagnons d’aventures tentent de sauver un ami d’ une secte maléfique dirigée par le sinistre Mocata.

Parce qu’il écrivit quelques romans fantastiques, dont ces « Vierges de Satan » Dennis Wheatley passa pour un spécialiste du genre. Ce qu’il n’était pas, l’essentiel de son oeuvre relevant de l’espionnage ou de l’aventure, d’ailleurs souvent mélangés.

La célébrité du présent ouvrage n’a pas pas peu contribué à cette confusion et ce d’autant plus que des personnages récurrents dans l’oeuvre de l’auteur y apparaissent. En l’espèce, le Duc de Richleau et ses intrépides amis qui figuraient déjà dans le roman précédent de Wheatley « Territoire interdit », qui n’avait rien de surnaturel.

Mais quid du livre proprement dit? Un bon thriller d’aventures mâtiné de magie noire et blanche dont le principal intérêt réside dans son méchant, Mocata, qui dépeint de manière à peine voilée Alceister Crowley, grande figure démoniaque de l’Angleterre de l’Entre-deux guerres. Le crâne rasé et les yeux caves du bonhomme ne laisse en effet guère de doute quant à son identité. Il est d’ailleurs intéressant de comparer le triste sort de Crowley ( dont le manoir venu après sa mort porta malheur à son nouvel occupant Jimmy Page de Led Zeppelin) à celui de son double de fiction. Ce qui tendrait à prouver que la littérature fantastique n’est pas forcément celle du Diable.


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