Aujourd’hui: « Les rois aveugles » de Joseph Kessel (1925)
La fin de la monarchie russe du point de bue de différents personnages ayant pour la plupart réellement existé.
Nombre d’écrivains ont commencé par le journalisme. Certains ont abandonné la profession pour se consacrer exclusivement à l’écriture de romans, d’autres ont au contraire continué à l’exercer. Certains ont su cloisonner les deux. Ce fut le cas de Jean Lartéguy qui savait alterner ouvrages journalistiques et oeuvres littéraires.
Dans le cas de Joseph Kessel, l’affaire est moins évidente; l’auteur ayant eu parfois du mal à séparer les deux activités. Cela a donné lieu à des livres bancals ou l’écrivain semble incapable de choisir. C’est le cas de ces « Rois aveugles », relation de l’agonie du régime tsariste. Le travail à ce titre est sérieux, appliqué, presque scolaire et pour tout dire, ennuyeux. La faute à un manque d’un vrai regard sur le sujet, comme Kessel en avait dans d’autres textes centrés sur la révolution russe, telles les nouvelles de « La steppe rouge » ou « Makhno et sa juive » du recueil « Les coeurs purs ». L’ absence d’émotion est telle que le roman finit par donner l’impression que Kessel s’est ennuyé en rédigeant sa prose. Un ennui hélas communicatif.
A lire? Oui, si vous avez du temps à perdre.

