Aujourd’hui: Clem Sacco.
Dès lors qu’on évoque le Rock’n’Roll transalpin, le premier nom qui vient à l’esprit est évidemment celui de Adriano Celentano. Révélé par le film « La dolce vita », il partit sous les meilleurs auspices puis donna à la chanson italienne un paquet classiques, et se révéla parallèlement bon acteur au cinéma/ Mais quid de Clem Sacco?
Comme Celentano, il commença par des reprises de standards américains (« You are my destiny », entre autres) avant de proposer ses propres morceaux. Bien rythmés et conciliant l’influence U.S et les racines latines, elles avaient pour particularité leurs paroles souvent humoristiques. A ce titre « Il deficiente » est un véritable chef d’oeuvre mêlant rythme frénétique et texte délirant. Jugez plutôt: il est ici question des malheurs d’un père affligé du « deficiente » du titre, autrement dit un débile, un gosse qui réclame tout le temps, ce qui est d’autant plus pénible que le lardon n’est seulement pas méchant.
Sacco fit ensuite une carrière de brillant parodiste, sans toutefois retrouver cette verve. En tout cas, il aura mérité le titre d’excentrique du Rock’n’Roll!




