Nouvelles rubrique qui s’imposait tant je suis un grand penseur, BHL n’a plus qu’à se rhabiller§
Cet article est dédié à Saturnin le canard, dans nos rêves d’enfants pour l’éternité….
Aujourd’hui: Le canard.
Le canard, présent dans nos nos assiettes, accompagné de navet, agrémenté d’agrumes ou sous forme de magret à la sauce aux airelles. Il peut aussi servir de petit nom pour un enfant, un ami, une épouse. Il est banni par les musiciens, car synonyme de fausse note mais apprécié du buveur de café qui aime à tremper un sucre dans son breuvage.
Le canard se décline aussi en dessin, en illustré, en chanson et par extension, au cinéma et à la télévision.
Benjamin Rabier créa l’héroique canard au long cou Gédéon, roi d’une cour de ferme jouant des tours pendables au chasseur, anticipant Bugs Bunny et le lapin de Chantal Goya, Walt Disney inventa le célèbre Donald qui bien que loin de l’actuel président américain était lui aussi opiniâtre, allant jusqu’à casser la gueule à Hitler. Quant au dictateur susmentionné, il fut lui-même héros de cartoon avec en prime son homologue italien Mussolini….sous l’apparence de canards ( ‘The ducktators », voir parmi les images ci-dessous) Puis il y eut chez nous l’authentique caneton Saturnin, création de Jean Tourane à laquelle le chansonnier Ricet Barrier prêtait son timbre gouailleur. Le petit canard exerçait tout les métiers dans ses aventures télévisuelles qui enchantèrent les enfants des années 60.
Outre-Atlantique encore, apparut un peu plus tard « Howard the duck », un palmipède de la variété « Vilain petit canard ». (Espèce que j’ai oublié de mentionner dans l’introduction, mais bon, on ne peut pas penser à tout!) Tabagique, alcoolique, dragueur et doté d’un langage…peu châtié. Pour rester poli. Né sous le crayon de Steve Gerber (scénario) et Val Mayerik ( dessin) Howard, peu fréquentable animal antropomorphe arrivé sur Terre on ne ait comment montra son bec pour la première fois en 1973 dans la bande-dessinée « Adventures into fear » avant d’avoir son propre titre en 1976. Il fit l’objet d’une adaptation à l’écran en 1986, l’éponyme « Howard the duck » de Willard huyck et Gloria Katz hélas aseptisé n’enrichit pas son producteur George Lucas.
Dans les années 70 toujours, tandis que Gédéon avait les honneurs de la petite lucarne grâce au réalisateur Michel Ocelot, le Disco s’empara du volatile, plus précisément un certain Rick Dees, lequel accompagné de son groupe « The cast of idiots » ( Touche d’autodérision?) pondit « Disco duck » mettant ainsi en lumière les dispositions jusque là secrètes du canard pour le déhanchement. Suite à l’énorme succès de la chose, la France prit une revanche bien méritée en 1981 ( Année de l’élection de Tonton à la présidence, c’était décidément une sale période et le pire c’est que ce n’est pas fini!) avec ce classique de la chanson de camping et des noces et banquets « La danse des canards » de J.J Lionel. En fait, une chanson suisse déjà interprétée à plusieurs reprises, oeuvre d’un accordéoniste du nom de Werner Thomas. L’incroyable triomphe de la version francophone suscita une reprise québécoise, mais ça c’est une autre histoire!
A coin-coin! Je veux dire à bientôt!













