Aujourd’hui: Johnny Burnette and the Rock’n’Roll trio.
Les frères Burnette… doués pour la boxe, sport pratiqué par d’autres musiciens ayant touché au Rock’n’Roll, Screaming Jay Hawkins, Bo Diddley ou encore Lefty Frizzel (D’accord, il relevait plutôt de la Country, mais il fit tout de même du Rockabilly et par ailleurs, pour ceux que ça intéresse, décrocha les gants d’or) Mais ils se tournèrent vite vers la musique au service de laquelle ils mirent autant de punch que sur un ring. Ce qui donna le célèbre 33 tours que l’on sait en 1956, enregistré à New York, ce qui étonne encore certains, persuadés que ces sudistes du Tennessee étaient accrochés à leur terre natale. » Johnny Burnette and the Rock’n’Roll trio » était en effet un coup de poing, employant la Fuzz à tout va, s’appropriant et durçissant des classiques de la musique noire, mélangés à leurs propres compositions pour en faire autre chose. Du Rock’n’Roll, certes, ainsi que le déclarait le nom du groupe. Mais pas que.
Ce qui amène à la question: ce disque était-il le précurseur du Garage, du Métal voire du Punk? En fait non! Les frangins aidés de l’excellent guitariste Paul Burlison faisaient tout cela. Au milieu des années 50. Un jour, un imbécile rencontré au cours de mes humanités me dit que si Cochran avait vécu pendant les années 90, il aurait fait du Trashdeathmetalgrindcore. Il en faisait déjà, pauvre idiot à grand pif et vermicelles pas coiffés sur le dôme! Tout comme Cochran, les Burnette inventaient le Rock dur.



