Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma américain

Aujourd’hui: Le futur n’est plus ce qu’il était…( Suite et fin)

« Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la huitième dimension »

La lutte entre des extra-terrestres malveillants et Buckaroo Banzai. Les indésirables auront fort à faire, le lascar étant à la fois pilote d’essai, physicien, neurochirurgien et chanteur de Rock. Et de surcroît entouré d’une bande de joyeux drilles presque aussi performants que lui, scientifiques de haut vol et également musiciens de notre héros sous le nom des « Hong Kong cavaliers »

Comme mon résumé est maladroit! Mais comment faire autrement avec un film qui, à l’image de son héros multitâches, brasse plus que large. Science-fiction, parodie, espionnage, personnages décalés et j’en passe et des meilleures!

« Les aventures de … » divisent depuis longtemps les cinéphiles qui notent le film sur toute la gamme, allant de la perle oubliée au nanar en passant par le simple navet. Alors que dire? Contrairement à Salomon, je ne trancherai pas. Tout le monde ayant un peu raison.

Néanmoins, le but de ce blog étant de donner mon (modeste) avis, je dirais que les réactions s’expliquent par le caractère même de ce fourre-tout et par le manque d’équilibre de ses ingrédients. Cela en fait un cocktail très inégal ou se côtoient platitude et moments forts. Les idées sont en fait inspirées pour la plupart, mais le réalisateur ne parvient pas toujours à les mettre en valeur. Un mot pour finir concernant un reproche qui fut souvent fait au film: le manque de charisme du héros contrastant avec la personnalité exubérante de son ennemi le professeur Lizardoo. A mon sens – et cela reste un avis personnel- cette dichotomie sert plutôt le récit. Un excentrique froid contre un excentrique extraverti, il fallait y penser. Je n’en dis pas plus.

Mais ce n’est pas tout.

Outre le film lui-même, le contexte dans lequel il a été conçu présente lui aussi un intérêt.  » Les aventures… » est à ce titre particulier en cela qu’il est …particulier. Sans l’être. Il ne l’est pas en ceci qu’il appartient à cette lignée de projets bizarres mais validés par un grand studio. Il y en a eu depuis que le cinéma est devenu une industrie à part entière, des « 5000 doigts du Docteur T » à « Skidoo ». Le curieux objet filmique de W.D Richter (Par ailleurs scénariste du « Dracula » de John Badham cinq ans plus tôt) se distingue pas non plus par son optimisme. Quantité de films délirants de cette période baignent dans joie de vivre. Pour preuve: « Heartbeeps » de Allan Arkush et ses automates amoureux, « The return of Captain invincible » de Philip Mora qui narre la rédemption d’un super-héros tombé dans l’alcoolisme. Même rire dans la comédie noire de Paul Bartel « Eating Raoul » ou les vicissitudes d’un couple conservateurs réduits au cannibalisme pour ouvrir enfin le restaurant de leurs rêves. Et même « Repo man » chroniqué précédemment s’achève sur une note positive.

Ce qui distingue « Les aventures.. » en regard de la majorité des titres précités, c’est qu’il n’est pas contestataire.  » Repo man » était ancré dans une certaine réalité et balançait un caillou dans le jardin du président d’alors Ronald Reagan. Rien de tout cela dans « Les aventures.. » qui évoluent dans la plus pure fantaisie. Ceci posé, ce sera la fin de la décennie et du deuxième mandat du président cow boy qui verra les plus belles salves contre Ronnie. Mais ça c’est une autre histoire!

A bientôt!


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