Aujourd’hui: le Trilby
Après le Pork pie, il était impossible de ne pas évoquer le Trilby. Autre coiffure prisée par les musiciens de Jazz, d’obédience « Cool » au départ, il devint avec l’arrivée des hippies un symbole réactionnaire – et ce après avoir été mis à mal par ce Rock’n’Roll que je chéris tant, et ce bien que le King ne dédaignait pas les couvre-chefs- emblème du flic, de l’agent secret ou de l’homme d’affaires, bref de tout ce qui incarnait aux yeux des chevelus le pouvoir, la répression, l’argent, la réaction.
Au cinéma, il fut ironiquement le plus présent au cours de l’explosion psychédélique, c’est à dire la fin des années 60, en particulier dans le polar. Les derniers privés du grand écran incarnés par Sinatra ou Peppard le portèrent, sans oublier Godfrey Cambridge formant la moitié de la paire Coffin Ed/ Gravedigger Jones imaginée parle romancier Chester Himes dans leur première aventure cinématographique » Le casse de l’oncle Tom ».
Les espions ne furent pas non plus en reste entre Yul Brynner, espion poursuivi par son double dans « La griffe/ The double man » de Franklin J. Schaffner.
Autant de films qui signèrent la fin du héros à chapeau et donc d’une certaine élégance. Mais aussi d’un certain type de cinéma, le Néo-Noir, transition entre le classicisme et autre chose…
Yul Brynner dans « The double man/ La griffe » de Franklin J. Schaffner (1967)

Elvis et Priscilla.

Frank Sinatra dans « Tony Rome/ Tony Rome est dangereux » de Gordon Douglas (1967)

George Peppard dans « P.I/Syndicat du meurtre » de John Guillermin (1968)

George Kennedy et Henry Fonda, plus deux acteurs que je n’ai pas identifié. Notez le Trilby porté par l’acteur présent à la gauche du cliché. « The Boston strangler/ L’étrangleur de Boston » de Richar Fleischer (1968)

Roscoe Lee Brown dans « Topaz/L’étau » de Alfred Hitchcock (1969)

Godfrey Cambridge dans « Le casse de l’oncle Tom » de Ossie Davis (1970)

