Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers-Littérature francophone.

Aujourd’hui: Quelques péchés de jeunesse…

Péchés de jeunesse…Qui se souvient de cette collection publiée entre 1976 et 1987 rééditant les premières oeuvres de Peyo, Walthéry ou Tillieux, autant d’étoiles de la bande dessinées belge et de la bande dessinée tout court?

Comprenant 25 volumes, cette série permit de redécouvrir quelques perles de ces grands noms quand ils étaient encore inconnus mais faisaient déjà montre de leur talent.

Voici quelques uns de ce bijoux, par ailleurs souvenirs de mon enfance. Firent-ils également partie de la votre?

 » Le lac de l’homme mort » de Maurice Tillieux (1953)

Les années 50 eurent entre autres obsessions l’atome. Depuis le largage des bombes Fat man et Little boy sur Hiroshima et Nagasaki, il est vrai que la crainte de l’index fatal sur le bouton lançant la Bombe H s’était développée un peu partout dans le monde. Le cinéma s’en fit l’écho (« Split second » et bien sûr, « En quatrième vitesse ») mais aussi la bande dessinée. C’est le cas de cet album de Maurice Tillieux faisant partie des aventures de Marc Jaguar. Ces aventures furent à la vérité peu nombreuses, il semblerait en effet qu’elles se réduisent à deux opus. Outre ce « Lac de l’homme mort » il y eut « Les camions du Diable » qui commencèrent à paraître en feuilleton dans « L’intrépide » mais furent interrompues par la disparition dudit journal. Reste donc ce très beau volume ou le héros, photographe de presse (Il était policier dans ses premières aventures, des histoires courtes, peut-être perdues, mais passons, il faut croire que le journalisme inspirait davantage Tillieux en l’occurrence que la police) doit pour le compte de son journal prendre des clichés du « Lac de l’homme mort ». Cette initiative semble déranger un certain Igor Saint-Ange, financier douteux au physique évoquant un croisement entre Kojak et Edgar Faure. Ce dernier met autant de bâtons qu’il peut dans les roues de Marc Jaguar. Mais notre héros, aidé par un ami détective privé au chômage, mènera son enquête jusqu’au bout.

Très bien construit, annonçant le « Gil Jourdan » qui fera la gloire de son auteur, destiné aux enfants ainsi qu’aux adultes par son coté « Série noire » affirmé, en prise avec son temps (La préoccupation atomique mentionnée plus haut) sans être démodé de nos jours,original et devançant le déjà cité ici « En quatrième vitesse » par son intrigue policière parfumée de science-fiction « Le lac de l’homme mort » est un très beau « Péché de jeunesse »

A suivre….


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