Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Les grands excentriques français.

Aujourd’hui: Sunsiaré de Larcône.

Il est des personnalités qui laissent une vie plutôt qu’une oeuvre. Dans la cas de Sunsiaré de Larcône, il est bien difficile de savoir. L’oeuvre de la femme se borne à unique roman « La messagère », quant à sa vie…

Elle naquit Suzy Durupt à Rambervilliers en 1929 dans les Vosges C’est très joli les Vosges, comme dirait Richard Boringher) Elle monta à Paris. Elle devint modèle entre autres pour Balenciaga. Elle était fascinée par Julien Gracq, fréquenta du beau monde dont Raymond Abelio, prit le pseudonyme de Sunsiaré pour lequel l’histoire se souvint d’elle. Elle épousa un certain Ariel Casalis des Baux dont elle était paraît-il très amoureuse, ce qui ne l’empêcha pas de lui être infidèle. Paraît-il. Pourquoi cette locution deux fois répétée? Parce que la vie de cette dame est remplie d’ombres.Et c’est d’autant plus étrange qu’elle fut des plus brève.

Sunsiaré de Larcône mourut à trente trois ans (Un chiffre symbolique) dans l’Aston Martin de Roger Nimier dont elle était l’amie et, peut-être, la maîtresse. Outre son seul livre, sa beauté et sa fin tragique, que laissa donc Sunsiaré? D’autres l’ont dit avant moi et mieux, l’image d’une époque. Celle de Françoise Sagan, de B.B, de la Nouvelle vague, de Saint Tropez en train de tourner à la Babylone des temps nouveaux, d’une France privilégiée qui s’amuse tandis qu’on meurt dans les Djebels. 1958/1962. 1962, fin d’une période, fin de la guerre d’Algérie, fin de Nimier, fin de Sunsiaré, starlette littéraire que la mort violente ne parvint pas à enlaidir. La Camarde se montra généreuse en lui accordant de demeurer à jamais un souvenir magnifique…


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