Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Le cinéma international.

Aujourd’hui: Nos amis les monstres (En noir et blanc)

Grignoté peu à peu par la couleur, le bichrome résista cependant longtemps aux assauts répétés du Technicolor, Eastmancolor etc. Ce qui n’empêcha pas le cinéma de prospérer, quel que soit le genre. Notamment l’horreur et le fantastique. Preuve en est la série de « Univeral monsters », Dracula, Frankenstein, le loup garou ou la momie perdaient-ils de leur impact parce qu’ils étaient photographiés en noir et blanc? Certes, le premier Frankenstein aurait du être filmé en couleur mais la production y renonça car le maquillage n’était pas photogénique. Mais cela ne change rien.

L’effet reste le même.

Mais à côté du noir et blanc, il y a un autre aspect du fantastique et des sous-genres qui lui sont assimilés – parfois à tort- ce sont les monstres. Pas ceux fabriqués par les soins des maquilleurs et autres techniciens, pas ceux dont l’apparence relève du costume que les acteurs retirent une fois les prises terminées. Non. Les vrais monstres, les êtres qui doivent leur état à la nature et doivent donc assumer en permanence ce qu’ils sont.

Bien entendu, il convient de définir ce que ce terme veut dire. Au fond, qu’est-ce qu’un monstre? Si on s’en tient à sa définition première, ce mot désigne celui que l’on montre. Parce qu’il est remarquable. Remarquablement grand ou petit, affligé d’une caractéristique quelconque qui fait qu’il accroche le regard. Il est souvent associé à la laideur et, souvent, il dérange.

Le cinéma de genre eut ponctuellement recours au long de son histoire à certains d’entre eux. Issus u monde du cirque et des fêtes foraines comme Prince Randian ou Johnny Eck ou du catch comme Tor Johnson ou Ady Berber ou d’autre part comme Richard Kiel.

Voici donc ces vedettes d’un genre…particulier!

Johnny Eck, homme tronc, star du circuit forain, rendu célèbre grâce au mythique film de Tod Browning »Freaks », le bien nommé ou figurait également….

…Prince Randian, l’homme ver de terre….

Tor Johnson, lutteur scandinave qui eut sa révélation cinématographique par Ed Wood dans le film de ce dernier « Plan 9 from outer space », réputé pour être le pire film de l’histoire. Un peu exagéré peut-être

Ady Berber, catcheur autrichien apparu dans le « Edgar Wallace film » « Les mystères de Londres »

Avant de persécuter James Bond/Roger Moore dans « L’espion qui m’aimait » et « Moonraker », Richard Kiel jouait les extra-terrestres cannibales et gastronomes dans l’épisode de La quatrième dimension « Servir l’homme ». Un avant-goût de Hannibal Lecter?


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